De la galère à l'emploi, le fabuleux destin d’Angèle

De la galère à l'emploi, le fabuleux destin d’Angèle

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EMPLOI – La jeune femme de 20 ans était en échec scolaire avant de décrocher un contrat à l’Opac du Rhône. Un schéma que la préfecture souhaite voir se renouveller.

Il y a trois mois encore, elle n’imaginait même pas être là. A 20 ans, Angèle vient de signer un contrat d’avenir d’une durée trois ans au sein du service copropriété de l’Opac du Rhône , le premier bailleur social du département. La fin d’un parcours jusque-là assez chaotique. "Il y a deux ans, j’ai raté mon bac pro Accueil relation clients et usagers (Arcu). J’ai enchaîné en faisant des petits boulots, et j’ai repassé ce même diplôme en candidat libre, que j’ai obtenu. La mission locale m’a ensuite parlé de ce poste, confie-t-elle, fièrement installée dans son bureau.

Outre le fait de gagner de l’argent, je me sens plus intégrée à la société, j’ai l’impression de servir à quelque chose, d’entamer une vie active. Avant tout était flou, je ne savais pas où j’allais." Soutenue et suivie par Benoît Lefevre, son tuteur avec qui elle travaille au quotidien, Angèle découvre peu à peu la réalité du monde du travail.

"Une vraie seconde chance"

"Son bagage professionnel est assez modeste, mais elle a beaucoup de qualité, explique-t-il. Nous lui confions des missions assez simples au départ comme de la transmission de messages ou la mise à jour de bases de données, mais l’idée est de la faire monter en compétence. Elle a encore pas mal de choses à assimiler mais les bases sont bien lancées."

Pour aller plus loin, la préfecture du Rhône et l’Opac ont signé ce mardi un partenariat en faveur des jeunes en difficulté. "Nous avons déjà signé ce genre d’accord avec d’autres entreprises comme Carrefour , Randstad , Norbert Dentressangle , la SNCF ou GDF . Nous recrutons des jeunes issus de quartiers sensibles et en décrochage scolaire. Au début ils ne nous aiment pas beaucoup, indique le préfet, Jean-François Carenco. Il s’agit de donner une vraie seconde chance à des individus en perdition. Il en va de l’avenir de notre communauté de destins."
 

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