De la prison avec sursis pour avoir dégradé une œuvre de Delacroix au Louvre-Lens

De la prison avec sursis pour avoir dégradé une œuvre de Delacroix au Louvre-Lens

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FAITS-DIVERS – La jeune femme qui avait tagué le tableau La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix, exposé au Louvre-Lens, a été condamnée à huit mois de prison avec sursis.

Elle s’en est prise à un chef-d’œuvre de la peinture française. Le 7 février 2013, une femme de 29 ans est interpellée au Louvre-Lens, juste après avoir dégradé La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix. Sur cette pièce maîtresse du musée, l’habitante d’Hersin-Coursigny dans le Pas-de-Calais, écrit au marqueur indélébile l’inscription AE911.

Un sigle qui fait référence à un groupe d’ingénieurs et d’architectes qui militent pour la réouverture de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Pour justifier son acte, la jeune femme avait expliqué vouloir "élever le niveau de conscience du peuple". Juste après son interpellation, elle avait été hospitalisée sous contrainte pendant deux mois.

Elle assume son geste au tribunal
Jugée au tribunal correctionnel de Béthune, elle a assumé son acte "revendicatif" afin d’attirer l’attention sur "la démocratie qui est aujourd’hui bafouée" comme la rapporte La Voix du Nord . Reconnue responsable de ses actes, elle a écopé d’une peine de huit mois de prison avec sursis et devra dédommager le Louvre-Lens de 5000 euros pour le préjudice moral et de 1255,80 euros pour le préjudice matériel.

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