Début d'une grève de deux jours à Hop! : la moitié des vols annulés à Paris

Début d'une grève de deux jours à Hop! : la moitié des vols annulés à Paris

FRANCE
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SOCIAL - Alors que les vacances de printemps se poursuivent pour la zone C et débutent pour la zone B, les stewards, hôtesses et personnels au sol de Hop! font massivement grève ce vendredi, selon les syndicats. Résultat : près de la moitié des vols sont annulés à Paris.

Coup dur pour les vacanciers qui seront nombreux à se presser ce week-end dans les aéroports. La compagnie aérienne Hop!, débute ce vendredi une grève de deux jours. Une première pour cette filiale d'Air France. Conséquence, dans les aéroports parisiens, 28 vols allers-retours (la moitié) ont été annulés à Orly ce vendredi et 186 à Roissy (plus de 40%), selon des sources aéroportuaires. 


De son côté,  la compagnie a assuré que 80 à 85% des vols prévus seraient maintenus. Cette statistique intègre des vols navettes d'Air France et des avions affrétés auprès d'autres compagnies, a précisé à l'AFP un porte-parole. Jeudi 6 avril, les syndicats de navigants avaient accusé Hop! et Air France de "minimiser" l'ampleur du mouvement en présentant ainsi les estimations.

80% des personnels navigants commerciaux en grève

Selon les syndicats, la grève est massivement suivie. Environ 80% des personnels navigants commerciaux (PNC), inquiets pour leur emploi et leurs conditions de travail, ont déclaré leur intention de débrayer, selon l'intersyndicale des hôtesses et stewards (SNPNC-FO, Unac et CGT). Les personnels au sol feront de même. 


Même si elle n'implique pas les syndicats de pilotes, la mobilisation est "historique", au-delà de celles enregistrées dans le passé dans les anciennes compagnies régionales Brit'Air, Régional et Airlinair, dit Stéphane Chaussidon (CGT, personnels au sol). Des rassemblements sont prévus ce vendredi au siège de Hop! à Rungis, près de Paris, ainsi qu'aux escales à Clermont-Ferrand, Nantes et Morlaix.

Nous ne pouvons plus n'être que la variable d'ajustement d'Air FranceCGT, CFDT, Unsa

 Un an après le regroupement de Brit'Air, Régional et Airlinair sous la même bannière, les syndicats au sol (CGT, CFDT, Unsa), à l'origine du mouvement, dressent un "bilan amer" de la fusion. "Nous ne pouvons plus n'être que la variable d'ajustement d'Air France", "entre plan de départs volontaires et réorganisation, les salariés n'en peuvent plus", disent-ils. Au fil des derniers mois, 245 postes ont été supprimés sur un total d'environ 3.400 équivalents temps plein avant la fusion. Ces départs font partie des mesures devant permettre à Hop! d'atteindre l'équilibre financier d'ici 2017. 


Les organisations syndicales ne cachent pas leurs inquiétudes face à "l'avenir" de la filiale, en "perte constante d'activité". Elles demandent une définition précise du "périmètre d'activité" de Hop! et "le maintien de la flotte à son niveau actuel". La jeune filiale court-courrier d'Air France doit en effet faire face à une double concurrence : celle du train à grande vitesse et des compagnies aériennes low cost sur certaines liaisons. Elle a notamment fermé en juillet 2016 sa ligne Paris-Strasbourg à cause de la mise en service de la LGV Est.

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Boost, la nouvelle filiale low cost d’Air France

Pour faire "préférer l'avion" à une clientèle très disputée, Hop! a lancé mercredi 5 avril une nouvelle carte week-end donnant droit sous condition à 25% de réduction sur une centaine de liaisons domestiques.

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