Décès de Valentin Rivié : l'hôpital d'Albi mis en cause

Décès de Valentin Rivié : l'hôpital d'Albi mis en cause

FAIT DIVERS - Un rapport d'expertise pointe du doigt une mauvaise prise en charge du jeune homme de 24 ans, décédé le 3 juin 2012 après avoir reçu un coup de bouteille sur la tête à Albi.

Valentin Rivié aurait-il pu survivre à son agression? A la lumière d'un nouveau rapport d'expertise qui vient d'être dévoilé, la question mérite d'être posée. Dans ses conclusions, le rapport met en effet en cause l'hôpital d'Albi, pointant un e mauvaise prise en charge initiale du jeune Albigeois, selon La Dépêche du Midi.

Retour sur les faits : le 1er juin 2012, Valentin, 24 ans, est agressé à Albi par deux individus qui lui assènent un coup de bouteille à la tête. Emmené aux urgences du centre hospitalier de la ville, la il est transféré plusieurs heures plus tard au CHU de Toulouse où il décède d'une hémorragie cérébrale le 3 juin 2012, 48 heures après son agression.

Quelques jours après les faits, Maguy Deleau, la mère de Valentin, avançait l'hypothèse d'une mauvaise prise en charge à l'hôpital d'Albi, où la gravité de l'état de son fils n'aurait été décelée que tardivement. Le rapport d'expertise, demandé par l’avocat de l'un des agresseurs, Me Pierre Lebonjour, et validé par la juge d’instruction Sun Yung Lazare, semble lui donner raison.

Des expertises complémentaires vont être ordonnées

"En fait, lorsque la victime est arrivée à l’hôpital au milieu de la nuit, elle a été prise en charge pour un coma éthylique, elle avait déjà eu des antécédents de ce type, mais pas pour un traumatisme crânien, explique Me Pierre Lebonjour. Il aurait fallu faire un scanner tout de suite mais il n’a été fait que le matin, bien trop tard."

L'avocat de la défense entend désormais demander "une expertise neurochirurgicale complémentaire, qui évaluera et chiffrera les chances de survie". Selon lui, si cela ne remettra pas en cause la responsabilité de son client, le coup de bouteille étant bien à l’origine du traumatisme crânien qui a causé la mort, les défaillances médicales pourraient toutefois atténuer le degré de responsabilité des agresseurs.
 

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