Dérapage sur le virus Ebola : Jean-Marie Le Pen assume

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POLITIQUE - Si Jean-Marie Le Pen est un habitué des déclarations chocs, sa dernière sortie mardi lors d'une réunion publique à Marseille est particulièrement odieuse. Selon lui, le virus Ebola peut "régler" l'immigration. Face à la polémique suscitée par ces déclarations, il persiste et signe mercredi en assurant qu'il ne s'agit que d'une "observation" démographique.

Nouvelle sortie fracassante pour le président d'honneur du Front national. Lors d'une discussion avec des journalistes et le maire FN de Cogolin avant son meeting mardi à Marseille , Jean-Marie Le Pen a abordé son thème de prédilection : le "risque de submersion" de la France par l'immigration et "l'explosion démographique dans le monde". Osant alors, sous couvert d'ironie, évoquer une maladie mortelle comme solution : "Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois". En référence à un virus qui a fait près de 150 morts en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'année.

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Cela montre que "le FN n'a pas changé" pour Le Foll


Candidat aux élections européennes dans la circonscription du Sud-Est, Jean-Marie Le Pen persiste et signe mercredi, alors que ses propos n'ont pas manqué de susciter une vive polémique. S'agit-il d'un dérapage ? "Non", a-t-il rétorqué lors d'un déplacement à Valence. "Cette phrase n'a pas de portée particulière, c'est une observation."  Le président d'honneur du FN ne voit même pas "comment on peut polémiquer sur un tel sujet. "Moi, je suis un adversaire résolu de tout ce qui touche à l'intégrité des populations, mais on n'y peut rien, a-t-il fait valoir lors de sa conférence de presse. Moi, je ne maîtrise pas ces phénomènes, j'essaie de voir quels vont être les équilibres demain que nous devrons prendre en compte".

Stéphane Le Foll, le porte-du gouvernement, n'avait pas attendu cette pseudo-justification pour condamner des déclarations "inadmissibles". Elles "montrent, contrairement à ceux qui le laissent penser, que le Front national "n'a pas changé", avait-il jugé à la sortie du conseil des ministres. 
Les nouveaux propos polémiques du fondateur du FN interviennent au moment où son parti, au coude-à-coude avec l'UMP dans les intentions de vote, rêve de s'imposer dans les urnes ce dimanche.

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