Derrière les caméras, les agents de la RTM veillent

Derrière les caméras, les agents de la RTM veillent

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SECURITE – Le conseil général et la RTM ont signé jeudi une convention de partenariat afin de renforcer le dispositif de vidéosurveillance sur le réseau. Un projet estimé à 10 millions d’euros.

Souriez, vous êtes filmés. D’ici à 2 ans, aucun fait et geste sur le réseau de la RTM ne pourront échapper aux caméras de surveillance. Et pour cause, à la suite de la signature jeudi d’une convention de partenariat en la régie et le conseil général, plus de 250 caméras seront installées dans toutes les rames de métro. Un projet estimé à 10 millions d’euros. En bonus, les enregistrements vidéo dans les bus seront transmises en direct vers le Centre de Supervision Réseau (CSR) de la Rose.

"Un coup d’accélérateur" dans la lutte contre l’insécurité dans les transports en commun se réjouit le directeur général de la RTM, Pierre Reboud certain du succès de l’opération. Selon lui, les précédents dispositifs de vidéosurveillance ont déjà permis de réduire les actes de délinquance de 40 % en 4 ans, soit de 500 incidents en 2009 à 250 en 2013. "Ce dispositif permettra de faire comprendre aux délinquants que le bus ou le métro n’est pas un terrain de jeu", appuie-t-il.

Des actes moins nombreux mais plus violents

Dans la pratique, tous les enregistrements vidéo ne seront pas transmis en direct au CSR. Les images dans les bus ne seront transmises qu’en cas de déclenchement du signal d’alerte du conducteur. Visionnées en direct, les images permettront aux agents d’évaluer la situation. Une patrouille de police ou des agents de sécurité de la RTM seront alors alertés.

Ces derniers ne disparaissent d’ailleurs pas du dispositif de lutte contre l’insécurité. Une centaine d’entre eux est toujours déployés sur le réseau "afin d’agir en complément", souligne Pierre Reboud. " Même si la présence humaine est importante, il serait difficile faute de moyen d’en mettre un derrière chaque conducteur", souligne pour sa part, Jean-Pierre Tarlet, élu FO au CHSCT. "Les caméras permettent de réduire les gestes de malveillances, mais la gravité des actes me semble en hausse", tempère-t-il en référence aux agressions de chauffeurs l’an passé.
 

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