Des singes trépanés en Allemagne venaient-ils du Sud-Loire ?

Des singes trépanés en Allemagne venaient-ils du Sud-Loire ?

ANIMAUX – L’association One voice demande le rapatriement en France de 7 macaques, détenus par un laboratoire allemand qui pratique des expérimentations sur le cerveau. Les singes seraient nés en Loire-Atlantique.

"Des expériences aussi cruelles qu’inutiles." "Des images insoutenables." "Des macaques terrorisés." L’association de protection des animaux One Voice a jeté l’alarme, dans une pétition intitulée "Urgence expérimentation" et publiée mercredi sur son site.

Elle dénonce les conditions dans lesquelles sont traitées sept macaques, dans un laboratoire allemand, "où ils sont utilisés pour comprendre comment leur cerveau traite l’information", et demande "leur libération immédiate". Mais surtout, d’après les informations de l’association, les singes auraient été vendus à ce laboratoire par deux éleveurs de Loire-Atlantique : Planète Sauvage et Savane Nature.

Des implants dans la tête

Derrière la pétition de One Voice, deux associations de lutte contre les expérimentations animales, la BUAV et Soko Tierschutz, ont en effet mené l’enquête. Elles ont infiltré pendant 7 mois le laboratoire de recherche allemand, le Max Planck Institute, de 2013 à 2014, et filmé les conditions d’incarcération des bêtes. "Une des méthodes pour les "casser" consiste à les endormir puis à les obliger à se réveiller, le corps maintenu par le cou dans un tube cylindrique", rapporte l’association.

"Ils peuvent également être privés d’eau pour les "motiver" au point que certains boiront leur urine ou celle de leurs congénères. Cette étape peut durer plusieurs mois, voire des années." La suite du processus est détaillée : "Une fois "habitués" au dispositif, les chercheurs procèdent à la trépanation, puis à la mise en place de chambres d’injection, ou d’électrodes, directement à travers le crâne pour un accès direct et permanent au cerveau." D’après les observations, "certains sont pourvus d’un implant qui permet de visser littéralement leur tête à un support pour qu’elle ne bouge pas pendant l’expérience."

La pétition pour rapatrier les bêtes en France

La plupart des animaux du laboratoire provenaient de l’île Maurice, mais les associations ont découvert que sept d’entre eux arrivaient de parcs français. Elles ont donc prévenu One Voice. Et l’association est formelle : elle dit avoir en sa possession des documents attestant que les primates sont nés au parc safari Planète Sauvage près de Port-Saint-Père, et à Savane Nature, un élevage basé dans le Vignoble. Interrogée par Ouest-France ,  et le site Reporterre , la responsable de l’élevage, qui a déposé le bilan en 2013, nie ces accusation, indiquant n’avoir jamais vendu d’animaux à des laboratoires, et ne plus avoir de macaques depuis plusieurs années. Elle entend regrouper les papiers nécessaires appuyant sa bonne foi pour les fournir à la gendarmerie. Le directeur de Planète sauvage est clair, indiquant que le parc n’a vendu aucun animal sauvage depuis 2005, au nom de "l’éthique".

Selon Ouest-France, les "dernières traces" de ces animaux seraient à Toulouse, où se trouve un centre par lequel passent les primates pour des examens avant d’être utilisés pour des tests pharmaceutiques ou médicaux. Mais la façon dont ils sont arrivés en France est encore floue. En attendant, One Voice continue d’amasser les signatures pour demander le rapatriement de ces singes en France.

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