Des Toulousains à la découverte du 7ème continent

Des Toulousains à la découverte du 7ème continent

France
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SCIENCES – Depuis Toulouse, des scientifiques participent à une expédition sur le 7ème continent, une immense plaque de déchets flottant sur les océans.

Ils traquent les objets polluants sur les océans. Du 5 au 25 mai 2014, une dizaine d'explorateurs vont embarquer à bord d'un catamaran et mettre le cap sur l'Atlantique Nord afin de sensibiliser l'opinion publique à la réalité du 7ème continent, cette plaque de millions d'objets en plastique qui recouvre l'océan.

Jusqu'à jeudi, Patrick Deixonne, le navigateur à l'origine du projet, rencontre à Toulouse une vingtaine de scientifiques du CNRS, CNES et de Mercator Océan. Ensemble ils peaufinent les programmes qui permettront de repérer et cartographier les zones polluées.

Les débris localisés par satellite

"Notre mission est de localiser le gyre, phénomène de courants océaniques qui concentrent les déchets sur l'eau, et de transmettre les coordonnées afin d'amener le bateau sur les zones concernées", explique Fabrice Messal, chef de projet multimédia à Mercator Océan basé à Ramonville Saint Agne.

Le CNES (Centre national d'études spatiales) installé lui aussi à Toulouse a mis une partie de ses moyens humains et techniques au service de la mission environnementale. "Nous assurons le suivi des débris de plastique grâce à différentes bouées dont les données de localisation seront relayées par satellite", affirme Ariane Bouilly, du service éducation jeunesse du CNES.

Sensibiliser les scolaires à cette pollution

Une des balises, conçue par des étudiants de l'ICAM, une école d'ingénieurs toulousaine, permettra de relever des informations de température ou de nombre de particules de plastique. D'autres élèves  de la région, notamment ceux du collège Lalande et de l'école primaire Ernest Renan, suivront de près l'évolution de la mission dans le cadre de leur programme scolaire.

"80% des déchets retrouvés en mer proviennent de la terre, c'est important de sensibiliser les jeunes à cette question", constate Patrick Deixonne, qui espère relever les traces du 7ème continent sur l'ensemble des océans d'ici 2017.

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