Disparus de Bolivie : entre menaces et faux alibis , le procès des assassins présumés de Fannie et Jérémie se poursuit

Disparus de Bolivie : entre menaces et faux alibis , le procès des assassins présumés de Fannie et Jérémie se poursuit

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JUSTICE – Le procès des assassins présumés de Fannie Blancho et Jérémie Bellanger a débuté lundi 17 février en Bolivie. Les parents du jeune couple originaire de Nort-sur-Erdre et disparu en 2010, sont sur place. Patrick Bellanger, le père de Jérémie, revient sur le début de la deuxième semaine de procès.

L’audience des différents témoins se poursuit. Le procès des quatre assassins présumés de Jérémie Bellanger et Fannie Blancho , disparus dans la nuit du 28 au 29 août 2010 en Bolivie, s’est ouvert lundi 17 février, à Trinidad. Les parents du jeune couple sont sur place. Patrick Bellanger, le père de Jérémie, raconte chaque jour, dans une lettre envoyée aux médias locaux, le déroulé du procès.

"Au début de l’audience de ce mardi, un mécanicien, Rolando Cuevo, a déclaré avoir reçu la visite du père de l’accusé principal, Jaime Martinez. Celui-ci lui avait demandé de dire que lui et son fils étaient venus lui apporter une batterie à recharger le dimanche 29 août 2010. En effet, dans la version de Jaime Martinez, après le retour de Jérémie de Guayaramerin, sa moto serait restée en panne et le fait d’aller faire recharger la batterie lui fournissait un alibi.

Menaces

Or, le mécanicien a affirmé qu’il ne travaillait pas le dimanche, que ce dimanche-là il n’était pas à Guayaramerin et qu’il ne dispose pas dans son atelier de chargeur de batterie. S’ensuit la lecture d’une lettre envoyée à la procureure en charge du dossier par Rosmery Roca [une des quatre accusés, ndlr], lorsque cette dernière était en fuite dans la ville de Santa Cruz. Dans ce courrier, l’accusée mentionne des menaces dont elle aurait fait l’objet de la part de Roberto Forero [un autre accusé, ndrl]. Elle essaie également de se disculper et prétend ne pas être en fuite car ne faisant pas l'objet d'une condamnation…"

L'audience se poursuit avec la lecture "d’une déclaration de la femme du témoin oculaire, Edwin Melgar, confirmant que celui-ci cultivait un terrain situé en face de la ferme d’Azar Martinez". Puis la cour assiste à la "présentation et à la lecture du premier jour du journal de voyage de Fannie et Jérémie (16 mars 2010, arrivée à Rio de Janeiro) et du dernier jour (27 août 2010) dans lequel ils écrivent leur intention de fêter les 25 ans de Jérémie en faisant un repas pour la famille qui les hébergent et de sortir ensuite.

Pour finir, nos avocates ont présenté les flux d’appels téléphoniques des accusés Jaime et Azar Martinez, indiquant que ceux-ci avaient communiqué par cellulaires à 11h du matin, le dimanche 29 août 2010, alors que, selon leur version, ils étaient censés être ensemble.

"L'avocate de Jaime Martinez n'a cessé de freiner l'enquête"

L’après-midi, la défense a présenté ses pièces à décharge, en premier, l’affiche de récompense de 20 000 dollars que nous avons collée pendant deux ans sur tous les murs de Guayaramerin. Cette récompense destinée à la personne qui nous permettrait de retrouver les corps de Fannie et de Jérémie n’a évidemment pas pu être donnée.

A été présenté également un rapport du policier M. Peredo concernant la demande de changement d’investigateur déposée par la défense. Dans ce rapport le policier dit que l’avocate de Jaime Martinez a tenté d’acheter des témoins et n’a cessé de freiner l’enquête .

S’ensuivent diverses requêtes présentées par la défense (demande d’extinction de l’action pénale au terme des six mois d’enquête, contestation de l’audience de déclaration anticipée du témoin Edwin Melgar). Le reste des pièces à décharge se compose de certificats de naissance ou de mariage de la famille Martinez."
 

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