Disparus de Bolivie : "Nous sommes choqués par l’attitude indécente de l’accusé"

Disparus de Bolivie : "Nous sommes choqués par l’attitude indécente de l’accusé"

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JUSTICE – Le procès des assassins présumés de Fannie Blancho et Jérémie Bellanger, a débuté lundi en Bolivie. Les parents du jeune couple originaire de Nort-sur-Erdre et assassiné en 2010 sont sur place. Patrick Bellanger, le père de Jérémie, raconte.

Ils l’ont attendu pendant trois ans. Le procès des quatre assassins présumés de leurs enfants , Jérémie Bellanger et Fannie Blancho, disparus en 2010 en Bolivie, s’est ouvert lundi, à Trinidad. Les parents du jeune couple sont sur place. Patrick Bellanger, le père de Jérémie, raconte le premier jour d’audience, alors que la défense demande l’annulation du procès, au motif qu’il y a prescription.

"L’audience a débuté comme prévu lundi matin à 9 h. Les débats ont commencé par la lecture des accusations. Nous avons été choqués par l’attitude indécente de Jaime Martinez [le principal accusé, ndlr], notamment lors de la citation des paroles du témoin principal racontant l’assassinat de Jérémie et Fannie. L’accusé, un sourire aux lèvres, mâchait son chewing-gum de manière désinvolte.

"Des plaidoiries très fortes et émouvantes"

Le Ministère Public et nos avocates ont ensuite fait leur plaidoirie d’introduction, expliquant comment Fannie et Jérémie étaient arrivés à Guayaramerin, heureux de leur voyage, et avaient rencontré les accusés. Ces plaidoiries étaient très fortes et d’autant plus émouvantes que des photos de Fannie et Jérémie étaient projetées en même temps.

L’après-midi, la défense a demandé l'extinction de l'action pénale [l’annulation du procès, ndlr], car le code pénal bolivien stipule que toute procédure a une durée maximale de 3 ans. Le Ministère Public et nos avocates ont cependant précisé aux juges et jurés que la jurisprudence bolivienne demande aux magistrats de tenir compte de plusieurs critères: la complexité de l'affaire, la pluralité des accusés et la nature du délit. Ils ont également démontré que le ralentissement de la procédure était en bonne partie du à l'attitude des accusés et de leurs avocats (obstructions à l'enquête, fuites, pacte de silence...).

L'audience a repris ce mardi à 10 h et le tribunal doit prendre sa décision quant à l'extinction de l'action. Il va sans dire que pour nous cela signifierait l'anéantissement de 3 ans et demi de combat pour obtenir justice, mais nous restons confiants car l'argumentation de l'accusation est particulièrement bien fondée."
 

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