Dodo la Saumure privé des initiales de DSK

FRANCE

JUSTICE – La justice belge a interdit ce lundi au proxénète Dodo la Saumure de faire référence à Dominique Strauss-Kahn, pour nommer son nouveau bar à hôtesses.

Condamné à trouver un autre nom. Le tribunal de première instance de Tournai a interdit, ce lundi, à Dodo la Saumure de faire usage des initiales de Dominique Strauss-Kahn pour nommer son nouveau "bar à hôtesses" belge . Selon la justice, le proxénète risque une astreinte de 3 000 euros pour "toute mention ou toute référence directe ou indirecte au nom, à l'acronyme, à l'image, et de manière générale à la personne du demandeur".

L'ancien directeur général du FMI avait saisi le tribunal en référé, le 30 avril, pour empêcher le patron de salons de prostitution d'exploiter son nouvel établissement de Blaton, sous l'appellation de "DSKlub". L'affaire ayant été traitée en référée (procédure d'urgence), un jugement sur le fond est attendu en février 2015.

 Le propriétaire de cet acronyme 

Lors d'une première audience, les avocats de "Dodo la Saumure" avaient avancé que le nouvel établissement se nommait le "DS Klub" et non "DSK Klub", et soutenait que Dominique Strauss-Kahn ne pouvait se prévaloir d'être le propriétaire de cet acronyme. Estimant aussi que Dominique Strauss-Kahn n'apportait pas la preuve d'un préjudice grave, ils avaient demandé au tribunal de débouter la partie adverse.

"Mon nom est aussi connu que celui de Dominique Strauss-Kahn, confiait ironiquement Dodo la Saumure, fin mai à metronews. Il a terni ma réputation, qui n'était pas aussi sulfureuse que la sienne. J'ai eu des ennuis judiciaires à cause de lui". Renvoyé en correctionnelle aux côtés de 13 autres prévenus, dont DSK, dans l'affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille, Dodo la Saumure, un Français de 64 ans, a toujours nié avoir fourni des prostituées à l'ancien patron du FMI.

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