Douanes de Marseille : les affaires les plus marquantes

FRANCE
SECURITE – A l’aéroport, au port ou à la gare, la douane de Marseille traque les importations de matériels illégaux ou contrefaits. Petit florilège de certaines affaires qui ont récemment marqué les agents à l'occasion de la journée nationale de destruction de contrefaçons saisis par la douane.

Des tarentules vivantes dans un carton
Tortues, faucons, reptiles, l’exportation des nouveaux animaux de compagnie se porte bien. Difficile parfois pour les agents de la douane de les repérer, sauf "quand la boîte bouge toute seule", se souvient en souriant David. Autant dire qu’il a pris les plus grandes précautions avant de l’ouvrir. Et surprise ! À l’intérieur, des tarentules vivantes y séjournaient depuis "au moins 5 jours". L’emballage avait été dévoré par les araignées. Seul moyen de les déloger, appeler des services vétérinaires pour les extraire.

Le flair du douanier
"Quelqu’un qui a quelque chose à se reprocher, on va le repérer, prévient David. Il regardera ailleurs ou alors il sera bien souvent au téléphone". Sur le terrain, les douaniers sont confrontés à des situations insolites où les contrevenants n’hésitent pas à user de stratagèmes pour passer inaperçu. Dernier exemple en date remarque un agent : "à la descente d’un bateau, un homme transportait des petites tortues sur lui. Au début, je pensais qu’il n’y en avait que quelques-unes, mais en fait, il y en avait une cinquantaine dans ses poches !".

Le piquet de jardin, ça se contrefait aussi !
Les vérifications les plus banales accouchent parfois d’une montagne. Illustration avec ces 2 containers de piquets de jardin vérifiés dans le port de Fos en 2013. La quantité est impressionnante. Plus de 80 000 pièces ! L’aspect des ustensiles de jardin semble parfait. A un détail près. Le système pour les planter dans la terre est breveté. Un détail non respecté par l’entreprise exportatrice. La marchandise d’une valeur de plusieurs centaines de milliers d’euros est saisie. "Le plus difficile dans ce genre d’affaires est de comprendre que c’est de la contrefaçon", souligne Bruno Ligiot, chef divisionnaire à la douane.

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