Du soutien scolaire à la place de la réforme dans les écoles ?

FRANCE

EDUCATION – Opposé à la réforme des rythmes scolaires, le maire de Marseille propose un plan alternatif basé sur du soutien scolaire. Une fausse bonne idée, selon le syndicat Snuipp-FSU.

La mairie persiste et signe. Farouchement opposé à la réforme des rythmes scolaires proposée par le gouvernement socialiste, l’UMP Jean-Claude Gaudin a rencontré vendredi en préfecture le recteur de l’académie d’Aix-Marseille. Une réunion organisée non pas pour trouver un aménagement dans la seconde ville de France, mais pour proposer une solution alternative.

En lieu et place des plages horaires dédiées aux activités extrascolaires (une demi-journée dans les écoles dans le cadre de la nouvelle loi), le maire de Marseille souhaite "la mise en place d’un projet de soutien scolaire visant à accompagner la réussite des élèves et pouvant s'inscrire dans les plages horaires existantes".

"On est loin de l’esprit de la réforme"

Même s’il ne détaille pas pour le moment ce plan alternatif, le maire souhaite une prise en charge des élèves en difficulté en dehors des plages scolaires déjà en place. "On est loin de l’esprit de la réforme censée offrir un accès à la culture et à d’autres activités", déplore Christophe Doré, responsable départemental du syndicat Snuipp-FSU.

Autre écueil pointé par le syndicaliste : "Le soutien scolaire n’est pas une prérogative d’une commune. C’est à l’Education nationale de s’en charger", pointe-t-il tout comme l’argument financier avancé par la mairie.

Le 28 avril dernier, les élus du conseil municipal ont en effet voté un moratoire sur la réforme , notamment en raison des conséquences financières. Selon la ville, son coût à Marseille serait estimé à 25 millions d’euros. "Cela mettrait en danger les associations sportives et culturelles de la ville", redoute Jean-Claude Gaudin.
 

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