Du tapis rouge aux Visions Sociales, il n’y a qu’un pas

FRANCE

FESTIVAL – Pendant "Cannes", le festival Visions Sociales a, lui aussi, droit à sa part du gâteau, en offrant une sélection de films introuvables dans le réseau commercial.

Il ne dure qu’une semaine – jusqu’à dimanche – et c’est au Château des mineurs de Mandelieu - La Napoule qu’il se déroule. "Voir ces films nous permettra de ne pas mourir idiots", préconise Victoria Abril, la marraine de cette douzième édition. Selon l'actrice, la particularité de ce festival, c’est son côté "underground et engagé", permettant de découvrir des films d’auteurs – hélas – méconnus. Artiste défendant des valeurs, c’est le combat de Victoria Abril, d’attirer l’attention sur ces œuvres difficiles à produire et à distribuer. L’autre bon côté ? "Il n’y a pas de tapis rouge à l’entrée et on peut en profiter gratuitement".

Cette année, c’est l’Espagne en crise qui préoccupe les organisateurs du festival. En collaboration avec Espagnolas en Paris (association qui propose des films espagnols inédits toute l’année en France), 18 films et des tables rondes seront proposés gratuitement au public. Par ailleurs, les cinémas polonais, chinois, marocain et égyptien seront aussi mis en avant.

Un début d’été "caliente"

"En tant que marraine de l’édition, je présente deux films : Louves, de Teona Strugar Mitevska, et le documentaire de mon ami Javier Bardem : Enfant des nuages", explique Victoria Abril. Louves, l’histoire poignante de deux femmes issues de deux mondes différents, mais qui ont en commun des obstacles à affronter pour aspirer à la liberté.

Dans un autre registre, avec Enfant des nuages, Javier Bardem parle de la responsabilité des puissances occidentales en Afrique du Nord et, plus précisément, dans le Sahara Occidental. Une réalisation loin d’être lourde et assommante, puisque l’acteur nous convie à un voyage face aux réalités d’un peuple abandonné. "Ce festival c’est une occasion, conclue Victoria Abril. Tu l’attrapes, ou tu la rates"

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