EasyJet débarque un adolescent d'un avion surbooké entre Londres et Toulouse

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VOYAGE AU LONG COURS - La compagnie aérienne Easyjet a ouvert une enquête après qu’un jeune garçon de 15 ans, qui voyageait seul jeudi 20 juillet, a été débarqué d'un vol surbooké entre Londres et Toulouse et laissé seul dans l’aéroport londonien.

Voilà une mésaventure dont se serait bien passé Casper Read. Cet adolescent franco-britannique âgé de 15 ans, qui vit à Worthing, dans le sud de l’Angleterre, devait embarquer ce jeudi 20 juillet de l’aéroport londonien de Gatwick sur un vol Easyjet pour rejoindre ses grands-parents à Toulouse. 


Comme le rapporte The Guardian, le jeune garçon devait voyager seul, sa mère l’ayant juste accompagné et laissé devant les portiques de sécurité. Une fois installé à bord, il lui envoie un message pour lui dire que tout va bien, ne se doutant pas un seul instant qu'il serait débarqué quelques minutes plus tard pour cause de surbooking. Un autre passager, qui s'était enregistré avant lui, a en effet réclamé son siège. 

Easyjet a ouvert une enquête

"C’est insensé", s’emporte la mère de Casper dans le quodien britannique. "Ils ont laissé mon fils seul dans la zone des départs. Heureusement que je n’avais pas encore repris mon train et que j’ai pu revenir le chercher. Sinon je ne sais pas ce qui se serait passé car il n’avait pas d’argent sur lui pour rentrer à la maison par ses propres moyens". 


De son côté, Easyjet s'est excusée pour "l'inconvénient causé". "Easyjet regrette que le vol de Casper Read de Londres Gatwick à Toulouse ait été surbooké. Nous enquêtons sur la raison pour laquelle il a pu embarquer dans l'avion, car il aurait dû être informé à la porte d'embarquement", explique un porte-parole.

Pour autant, la directrice de la compagnie Carolyn McCall a réfuté tout problème de surbooking : "Nous n'avons pas tendance à surcharger nos vols lors des périodes de forte affluence", a-t-elle indiqué dans The Guardian, affirmant que ce qui était arrivé à l’adolescent n’était pas la manière "habituelle" de procéder de l’entreprise.


Vraiment ? On peut en douter à l'heure où les compagnies aériennes du monde entier font l'objet d'un contrôle accru sur le surbooking depuis le débarquement forcé d'un passager en mai dernier sur un vol d'United Airlines. Surtout quand on regarde de plus près sur le site de la compagnie où il est écrit noir sur blanc : "Quel que soit le jour, bon nombre de passagers ne se présentent pas à leur vol. Remplir nos avions et diminuer le nombre de sièges vides est l’un des moyens dont nous disposons pour réduire le prix que vous payez pour votre vol. Comme la plupart des compagnies aériennes, il nous arrive de vendre davantage de sièges sur un vol lorsque nous savons qu’il y a de fortes chances pour que des clients ne se présentent pas. Nous attribuons les sièges en fonction de l’ordre d’enregistrement".

En attendant, la mère de Capser Read a réussi à convaincre la compagnie aérienne de trouver une place à son fils sur le dernier vol de la journée. Mais ironie du sort, celui-ci a été retardé de trois heures. L’adolescent a finalement atterri à Toulouse à minuit et demi, dans la nuit de jeudi à vendredi, avec plus de 13 heures de retard. 

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