Ebola : comment la France s'y prépare

Ebola : comment la France s'y prépare

EPIDEMIE - Prise en charge des cas suspects à la sortie de l'avion, message d'alerte aux médecins et établissements de santé : l'hypothèse du virus Ebola débarquant en France dans les prochaines semaines est prise au sérieux.

Officiellement, aucun cas de virus Ebola ne s'est encore déclaré en France depuis le début de l'épidémie qui touche la Sierra Leone, la Guinée, le Liberia depuis décembre 2013. Mais la situation pourrait changer, si l'on en croit  une étude statistique des chercheurs de la Northeastern university de Boston (Etats-Unis) qui estiment à 75% les chances qu'un premier cas se déclare dans l'Hexagone d'ici le 24 octobre.

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L'hypothèse est déjà prise au sérieux, et la France s'y prépare. "Le risque est réel bien qu'il soit faible, confie Françoise Weber, directrice générale adjointe à la Direction générale de la santé (DGS) du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Nous nous préparons à traiter deux ou trois cas". Pas plus.

Le seul scénario envisagé à ce jour est celui d'un cas importé des zones où sévit la maladie. Pour le moment, les efforts consistent donc à suivre la situation sur place et à acheminer de l'aide médicale. Des tests sont également menés par les pays concernés sur les voyageurs embarquant dans un avion à destination de la France.

Les médecins alertés

Et si un cas se déclarait dans l'Hexagone ? "Nous sommes en situation de soigner si des cas se produisaient", rassurait François Hollande lundi. "Un dispositif est en place depuis plusieurs années pour prendre en charge les cas suspects d'Ebola signalés à l'Institut de veille sanitaire", détaille Françoise Weber.

Les médecins libéraux et les établissements hospitaliers viennent aussi d'être alertés. "J'ai reçu un premier mail mercredi puis un deuxième vendredi détaillant les consignes à suivre face à une personne susceptible d'être infectée", confirme un médecin libéral du Vaucluse. Dans le mail, que metronews a pu consulter, la DGS rappelle que "toute personne ayant voyagé dans la zone affectée et présentant une fièvre supérieure ou égale à 38°C" doit être considérée comme un cas suspect. Le cas échéant, les professionnels de santé ont désormais pour consigne d'appeler le Samu."

Trois hôpitaux à Paris

Douze centres hospitaliers  peuvent aujourd'hui accueillir des malades souffrant d'Ebola : à Marseille, Lyon, Strasbourg, Nancy, Lille, Rouen, Rennes, Bordeaux, Saint-Denis (La Réunion) et trois à Paris, seule ville française desservie par Air France depuis le Nigeria et la Guinée, et donc particulièrement exposée. C'est d'ailleurs à l'hôpital militaire Begin de Saint-Mandé qu'a été soignée la volontaire de Médecins sans frontières, contaminée au Liberia, et aujourd'hui tirée d'affaire (grâce à des traitements expérimentaux). Ces établissements disposent notamment de chambres d'isolement, d'une aire réservée aux hélicoptères, d'un laboratoire équipé de filtration et l'air et de sas hermétiques.

Dans tous les cas, les autorités invitent les personnes revenant des zones à risque et présentant les symptômes du virus (fièvre, conjonctivite, vomissements et diarrhées...) à entrer en contact avec le Samu.

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