Huit jours de soins pour éviter l'amputation attendent l'alpiniste Elisabeth Revol

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MÉDECINE - Elisabeth Revol, secourue ce week-end dans l'Himalaya, est attendue ce mardi soir en France. Elle sera prise en charge une huitaine de jours à l'hôpital de Sallanches (Haute-Savoie). Quel sera son programme de soins ?

L'alpiniste Elisabeth Revol, secourue ce week-end dans l'Himalaya, est attendue ce mardi soir en France. La jeune femme va être prise en charge à l'hôpital de Sallanches (Haute-Savoie), au sein d'un service spécialisé dans la médecine de montagne et la prise en charge des gelures graves. Le chef du pôle urgences et médecine de montagne de l'hôpital de Sallanches, Frédéric Champly, a tenu ce mardi 30 janvier une conférence de presse dans laquelle il a expliqué quels soins Elisabeth Revol allait recevoir pendant huit jours.

"Elle va avoir des soins quotidiens, avec une injection quotidienne de vasodilatateurs puissants, qui va lui dilater les veines et les artères et lui permettre de récupérer un maximum de tissus", a expliqué le médecin. "A cela sera normalement adjoint dans le cadre d’un protocole de recherche des séances de caissons hyperbare tous les jours aux hôpitaux universitaires de Genève", pour accroître l'oxygénation des tissus de l'alpiniste. "Les gelures graves peuvent aboutir à des amputations, c’est ce que nous essayons de limiter au maximum. Il faut qu’on ait une idée de l’atteinte de ses os, de ses phalanges, de ses orteils. Pour cela, elle aura une sertigraphie osseuse demain puis à la fin du traitement vasodilateteur et des séances de caisson. Une fois qu’on aura une idée un peu plus précise de ce qu’il se passera, on laissera évoluer ses lésions le plus longtemps possible. Et si amputation il y a dans ce contexte, c’est une décision qui sera prise tardivement pour laisser au maximum évoluer la nécrose et amputer le minimum de tissu." Le médecin a ajouté que si l'amputation devait avoir lieu, elle n'interviendrait pas avant un mois à un mois et demi.

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Alpiniste secourue dans l'Himalaya : la décision de l'amputer ou non sera prise "tardivement" par les médecins

Une prise en charge psychologique

A ces soins quotidiens s'ajoutera une prise en charge psychologique "car elle a subi, comme tous les alpinistes qui restent coincés en montagne et qui sont soumis à ce genre de stress, énormément de contraintes psychologiques. On va lui proposer d’être au calme". 

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