Elle avait tué son bébé de treize coups de couteau

Elle avait tué son bébé de treize coups de couteau

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JUSTICE – Le drame remonte au 14 février 2012 et s'était produit à Roche-la-Molière, dans la Loire. Aline Molero a été condamnée ce jeudi à vingt ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Loire. Un verdict conforme aux réquisitions et assorti d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec obligation de soin, sous peine de cinq ans d'emprisonnement supplémentaire.

Amelio n’avait que six mois. Ce 14 février 2012, jour de la Saint-Valentin, Aline Molero est allongée sur son lit avec son bébé dans son pavillon de Roche-la-Molière , près de Saint-Etienne (Loire). Elle consulte Facebook sur son téléphone, regarde des photos d'Amelio avec son père, d'avec lequel elle est séparée. Et là, tout bascule. La jeune femme de 32 ans ne supporte plus de voir son ex-compagnon en son fils, et encore moins l'idée qu'un jour elle doive partager la garde de son bébé.

Aline Molero descend alors au rez-de-chaussée, prend un couteau de cuisine, remonte dans sa chambre et donne alors treize coups de couteau à son enfant. Ce jeudi, elle a été condamnée à vingt ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Loire. Un verdict conforme aux réquisitions et assorti d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec obligation de soin, sous peine de cinq ans d'emprisonnement supplémentaire.

"Pour que je souffre à chaque Saint-Valentin"

Son avocate, Me Solange Viallard-Valézy, qui avait plaidé l'irresponsabilité pénale. "J'estime que sa place serait plutôt dans un établissement psychiatrique, a-t-elle déclaré. Elle a toujours été dévouée pour son fils aîné, lourdement handicapé, et elle n'a jamais été une mère maltraitante envers Amelio avant le 14 février 2012." A l’énoncé du verdict, Aline Molero n’a pas réagi.

L'accusée, prostrée pendant l'essentiel de l'audience, regard absent, a seulement déclaré avant les délibérations : "depuis que je suis en prison, ça fait un an et demi que je suis à côté d'une nurserie, il n'est rien arrivé, ni par rapport aux autres détenues." Seule partie civile, le père du nourrisson, Sébastien Campoy, affirme que "d'Aline Molero, je savais que je n'aurais pas de réponse. Elle a fait ça pour m'atteindre et elle a choisi le 14 février pour que je souffre à chaque Saint-Valentin."
 

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