Elle sévit avec force à La Réunion : ce qu'il faut savoir sur la dengue

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SANTÉ - L'épidémie de dengue qui sévit sur l'île de La Réunion depuis plusieurs mois s'intensifie, a annoncé mardi la préfecture. LCI fait le point sur cette maladie transmise par le moustique tigre et ses conséquences.

Débutée courant 2017, l'épidémie de dengue qui touche l'île de la Réunion est en augmentation depuis le début de l'année. Et elle s'intensifie même dans plusieurs secteurs, notamment l'Ouest et le Sud, a annoncé la préfecture mardi. Au total, 1.388 cas ont été confirmés depuis janvier, dont 396 entre les 9 et 15 avril.

Qu'est-ce que la dengue?

La dengue, aussi appelée "grippe tropicale, est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques du genre Aedes (plus connus sous le nom de moustique tigre, ndlr). L’Organisation mondiale de la Santé estime à 390 millions le nombre de cas annuels, dont 500.000 cas de dengue hémorragique, qui sont mortels dans 2,5 % des cas.


Originaire d'Asie, le moustique tigre a connu une extension rapide depuis sa première détection en métropoole en 2004, précisément dans les Alpes-Maritimes.  A ce jour, il est présent dans 42 départements, principalement dans le Sud. En Outre-Mer, La Réunion est généralement la plus touchée.

Quels sont les symptômes ?

Selon l'Institut pasteur, la dengue "classique" se manifeste brutalement après 2 à 7 jours d’incubation par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d’une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole. La guérison se fait avec le temps. En général, il faut compter une quinzaine de jours. En effet, la dengue classique, dans la majorité des cas, ne présente pas de complication. Elle n'est pas considérée comme une maladie sévère comme peut l'être la dengue hémorragique.

Quelles solutions ?

Il n’existe aujourd’hui ni traitement spécifique, ni vaccin commercialisé pour combattre la dengue. Cependant, de nombreuses études pour y faire face sont actuellement en cours . Les seuls moyens actuels de lutte sont le contrôle des moustiques dans les zones concernées et la protection individuelle contre les piqûres de moustiques. Ainsi que la "démoustication" des zones concernées. "Les antalgiques prescrits en général sont ceux à base de paracétamol. En raison du risque hémorragique au cours de cette infection virale, il est nécessaire d’éviter impérativement la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires", indique le ministère de la Santé.

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