Nordahl Lelandais : "Il a profité de son entraînement militaire", pense son ancien commandant

TÉMOIGNAGES - Après ses aveux concernant la petite Maëlys et le caporal Arthur Noyer, Nordal Lelandais est devenu le suspect le plus inquiétant de France. Un rapprochement avec une disparition inexpliquée survenue il y a 18 mois vient d’être mis en évidence par les enquêteurs. Qui est-il vraiment ? De nouveaux témoignages, recueillis par "Sept a Huit", diffusé le 15 avril sur TF1, en brossent un portrait toujours plus insaisissable.

Nordahl Lelandais distille ses vérités au compte-goutte. Celui qui a avoué avoir tué Maëlys après de longs mois de dénégation a également reconnu, le 29 mars dernier, être impliqué dans la mort du caporal Arthur Noyer. Une "bagarre" suivie d'une chute mortelle, a-t-il expliqué aux juges. Encore plus récemment, c'est un lien avec une 3e affaire qui vient d'être établi. Les enquêteurs se demandent comment le nom d'un proche d'Eric Foray, mystérieusement disparu dans la Drôme en 2016, figure dans le carnet d'adresse de l'ancien militaire.


Cette nouvelle piste accentue encore davantage l'image insaisissable de l'ex-maître chien, qui ne craque qu'en dernier recours. Une résistance éprouvée notamment lors de son passage dans l'armée : "Il a appris la manière de se comporter face à l'adversité. Tous les entraînements [qu'il a suivis, ndlr] ont peut être renforcé ce double visage. On l’a éduqué pour devenir plus fort. On nous apprend à être relativement dur, à s’endurcir au niveau psychologique et au niveau physique et je pense qu'il a profité de ça", raconte à "Sept à Huit" le commandant Alain Gausse, qui l'a eu sous ses ordres au 132e bataillon cynophile de l'armée de terre, basé à Suippes. 

Même pris la main dans le sac, il niait" Son ancienne professeur principale, dans 7 à 8

L'autre face du visage qu'il avait présenté à Amélie, cette ancienne compagne, interrogée dans l'émission et qui évoque "une relation magnifique" avec "quelqu'un de doux qui faisait rire". Celui-là même qu'avait entraperçu Simone, la professeure principale de Lelandais alors collégien à Pont-de-Beauvoisin. Elle se souvient d'un "élève charmeur qui paraissait d'abord gentil, mais au fur et à mesure, on s’est rendu compte qu’il n’était pas aussi sympathique qu’il paraissait. Il avait des antisèches un peu partout. Il était menteur, ça c’est sûr, même pris la main dans le sac, il niait." Ces nouveaux témoignages recueillis par "Sept à Huit" dessinent le portrait d'un Nordahl Lelandais toujours plus flou, que tentent de percer à jour les enquêteurs. 

Après les mises en examen successives de Nordahl Lelandais dans les affaires Maëlys (en septembre pour enlèvement, puis en novembre pour meurtre) et Noyer (en décembre pour assassinat), une cellule de coordination, baptisée Ariane, a été créée mi-janvier au pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise, pour procéder à des recoupements entre le parcours de vie de l'ancien maître-chien et les dossiers non élucidés dans les régions qu'il aurait fréquentées.

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Affaires Maëlys et Arthur Noyer : l’inquiétant Nordahl Lelandais

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