Meurtre d'Angélique : Wambrechies a défilé en mémoire de l'adolescente

France
DirectLCI
JUSTICE - Le principal suspect dans le meurtre de la jeune fille de 13 ans a été mis en examen, dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Ce mardi, les proches et les habitants de Wambrechies ont organisé une marche blanche chargée d'émotion.
Live

Dans un recueillement absolu , la marche blanche, la famille en tête tendant une banderole sur laquelle est inscrit "Pour Angélique" à côté d'une photo de la petite fille, est sur le point d'arriver au jardin public où Angélique a été vue pour la dernière fois. 

MARCHE BLANCHE


Alors que depuis la découverte du corps de la petite Angélique, les habitants de Wambrechies, se recueillent près du parc où elle avait été aperçue pour la dernière fois, une marche partira à 14h de la place du Général de Gaulle de cette ville située à 10 km au nord de Lille. 

AVEUX

Interviewé sur Europe 1, l'avocat du suspect a indiqué que son client n'avait fait l'objet d'"aucune obligation de soin depuis sa sortie de prison en 2000", évoquant simplement "un très léger suivi psychologique en détention".

Urgent

POURSUITES

Le principal suspect dans le meurtre d'Angélique Six a été mis en examen cette nuit pour meurtre, viol et séquestration sur mineur de moins de 15 ans.

DISPOSITIFS


La récidive de David R., le meurtrier présumé d'Angélique, pose la question du suivi socio-judiciaire des délinquants sexuels. On s'est penché sur les mesures qui existent

Comment sont suivis les délinquants sexuels ?

Comment sont suivis les délinquants sexuels ?

La conférence de presse vient de prendre fin.

"Il avait été emprisonné durant neuf ans et demi, s'il s'est conduit convenablement, c'est un train d'exécution relativement classique."

"Lui dit qu'il n'était pas ivre, il a été interpellé trop longtemps après pour que ce soit vérifié. Il indique avoir bu trois canettes de bière juste avant l'agression."

"Il a passé 48 heures en garde à vue, il a exprimé beaucoup de regrets, a reconnu les faits, qu'on a pu recouper. Maintenant, nous attendons des expertises psychiatriques et psychologiques pour en savoir plus sur son état d'esprit."

"Il a été localisé et identifié immédiatement grâce au suivi judiciaire."

"Il a reconnu très clairement qu'il connaissait la jeune fille. Quand il passe dans le jardin, il sait qui elle est. En la voyant, il a eu cette envie, mais jamais auparavant, affirme-t-il."

"Le suspect n'était pas soumis à des obligations de soin."

"Dans ses lettres, il parle de troubles et de pulsions, il ne décrit pas les faits, mais des références sont assez évidentes."

"Entre les faits et son interpellation, le jeudi et le vendredi, il est allé travailler normalement. Sa famille est rentrée jeudi. Lui dit qu'il était traumatisé et qu'il avait du mal à se nourrir."

"Une information va prochainement être ouverte par le parquet, pour séquestration d'une mineure de moins de quinze ans, viol d'une mineure de moins de quinze ans, et meurtre commis sur une mineure de moins de quinze ans. Ces qualifications sont provisoires mais, déjà, il encourt la perpétuité"

"L'autopsie ne contredit pas le récit donné par le suspect, le décès est lié à une asphyxie traumatique."

"Dès sa première audition, il est d'accord pour conduire la police jusqu'au corps. Son corps est dénudé et ensanglanté. Les enquêteurs ont été choqués par l'image de ce corps. Et ce n'est rien à côté de ce que ressent la famille de la victime..."

"Revenu chez lui, il écrit des lettres à des proches mais ne les leur remet pas, les dissimulant dans des tiroirs."

"Il emmène son corps jusqu'à la commune voisine où le cadavre sera retrouvé, il tente de creuser un trou mais comme il n'y parvient pas, il la dissimule dans un buisson."

"Il se débarrasse ensuite de ses vêtements, les met dans le coffre de sa voiture et part acheter une pelle."

"Arrivée sur place, il lui offre à boire, lui pose des questions. Elle essaie de fuir, mais il la retient. Il la déshabille de force, elle se cogne contre une table. Il l'enferme ensuite avec lui dans les toilettes. Elle se débat et lui met une gifle. Ensuite, comme elle se débat, il commence à l'étrangler. Comme elle continue de se débattre, il se dit qu'il faut qu'il la tue."

"Il affirme qu'il est seul chez lui , sa famille n'étant pas là, et va acheter des pilules contre les troubles de l'érection et de la bière. Il consomme plusieurs pilules, et boit trois bières, dans l'après-midi, devant la télévision. Il est ensuite descendu dans le jardin et a vu la victime. Il dit avoir eu envie d'elle et n'avoir pas pu maîtriser ses pulsions. Il lui dit qu'il va lui remettre un objet appartenant à ses parents et elle l'accompagne chez lui."

"Le témoignage d'un enfant, qui a affirmé avoir vu la victime partir volontairement avec le suspect, a permis de l'identifier. Il a été interpellé à la sortie de son travail samedi soir. Dès le départ il a dit vouloir dire toute la vérité."

"Dès le signalement de la disparition de la victime, il y a eu un important déploiement des forces de l'ordre."

"Il connaissait la victime et sa famille."

"Il était en détention provisoire depuis janvier 1994, il est sorti de prison en juillet 2000. Depuis lors, il respecte les obligations policières, comme les signalements de ses changements de domicile, à une exception, en 2014, et il a fallu lui rappeler qu'il était encore tenu de signaler ce changement."

"De nouveaux éléments nous sont parvenus, d'où mon retard. L'individu mis en cause va être présenté devant le parquet dans les prochaines minutes. Il a été condamné en 1996 pour un viol avec arme sur une mineure de 12 ans, et deux agressions sexuelles sur des femmes âgées d'une quarantaine d'années, dans un laps de temps assez réduit."

David Ramault, le principal suspect dans le meutre d'Angélique, a été mis en examen, dans la nuit du lundi 30 avril au mardi 1er mai, pour meurtre, viol et séquestration sur mineur de moins de 15 ans. Un peu plus tôt, deux jours après la découverte du corps de la petite Angélique, l'adolescente de 13 ans qui avait disparu à Wambrechies (Nord), le procureur de la République de Lille avait donné une conférence de presse ce lundi, dans lequel il avait donné les détails des circonstances de la mort de la jeune fille par David R.


Celui-ci, un voisin qui avait habité dans le même immeuble que la jeune fille, avait été arrêté ce samedi. En garde à vue, le quadragénaire, père de deux enfants, était rapidement passé aux aveux et avait indiqué où il avait abandonné le corps de l'adolescente. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter