En voiture avec Matthieu Baumel, un Provençal parmi les favoris du Dakar

En voiture avec Matthieu Baumel, un Provençal parmi les favoris du Dakar
FRANCE

SPORT – Le 4 janvier prochain, le Provençal Matthieu Baumel participera à son 9ème Dakar. Copilote de Nasser Al-Attiyah, le natif de Céreste, fait partie des favoris de cette course mythique.

Ne demandez pas à Matthieu Baumel de vous guider dans le centre-ville de Marseille. "C’est plus dur de trouver sa route que dans le désert", assure dans un éclat de rire le copilote du team Qatar Rally, en lice le 4 janvier prochain pour le Dakar en Argentine . Non, lui son terrain de sport favori, ce sont plutôt "les dunes et le sable". "Au moins, il n’y a pas de sens interdit", sourit-il. Pas de panneaux certes mais des galères assurées pour cet habitant de Céreste ( Alpes-de-Haute-Provence) dans le Luberon engagé dans son neuvième Dakar.

"Quoi qu’en dise, c’est la course automobile la plus difficile au monde", prévient-il. Un "enfer" de 15 jours et de 9.000 km fait de casse mécanique, de fatigue ou encore de panne sèche. Comme lors de sa première participation dans le désert de Mauritanie. "On était à 9 kilomètres de l’arrivée, mais plus moyen d’avancer. On a dû attendre l’arrivée du camion assistance 24 heures après", se souvient-il.

Un rôle de copilote essentiel

Matthieu sait que les conditions seront encore plus difficiles cette année. Pas d'écart autorisé en cette période de fête. Le copilote s'est préparé ces dernières semaines pour être affûté comme jamais. "Pour corser le tout, les organisateurs ont prévu 8 jours de course d’affilée au début de l'épreuve", redoute-t-il.

Outre la tension, il faut aussi gérer le manque de sommeil. Il ne dormira en moyenne que 6 heures par nuit pendant la quinzaine du Dakar. "Arrivé au bivouac vers 19 heures, le pilote peut checker le matériel et se reposer. Pour moi, le copilote, c’est parti pour 4 heures de lecture", souffle-t-il.

Une "lecture" essentielle à la réussite de l’étape suivante, car Matthieu découvre le road-book la veille pour le lendemain. "On n’a pas de Tom-Tom dans la voiture. Les seules indications sont les routes et les principaux dangers", détaille-t-il. Fort de son expérience, il sait que les erreurs de navigation dans le désert ou sur les routes escarpées de la Cordillère des Andes seront inévitables. "Mais le bon copilote est celui qui retrouve le bon chemin le plus rapidement", souligne-t-il.

Favori de l'épreuve

Des moments de galère où la relation avec le pilote prend tout son sens. "S’il n’y a pas de confiance mutuelle, ça ne peut pas marcher." Cette année, il court au côté de  Nasser Al-Attiyah , favori de l’épreuve sur sa Mini. "Ça rajoute une pression supplémentaire, mais on s’est bien préparés", savoure Matthieu impatient de débuter.

Déjà victorieux sur des étapes du Dakar, le Provençal verrait bien son nom inscrit au palmarès de la fameuse épreuve. De quoi mettre en valeur son poste de copilote qu’il n’échangerait pas contre un volant. "Chacun son boulot. Moi mon métier c’est de guider". Mais pas en ville.
 

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