Enième désillusion pour les parents de Jérémie et de Fannie

Enième désillusion pour les parents de Jérémie et de Fannie

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JUSTICE – Le nouveau retard dans le procès des assassins du couple de Nantais disparu en 2010 en Bolivie pourrait peut-être entraîner leur libération…

Et si les assassins de Jérémie Bellanger et Fannie Blancho étaient remis en liberté ? C’est ce que redoutent à présent les parents de ce couple de Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique), disparu en 2010 en Bolivie. Le procès, qui devait démarrer le 12 janvier dans la localité de Santa-Ana-del-Yacuma , a en effet été renvoyé une troisième fois pour qu’il ait lieu dans une ville plus éloignée de la région des accusés… Seulement voilà : après la présidente, c’est le second juge du tribunal de Santa Ana qui vient de se mettre en arrêt maladie.

"Depuis juin, tout indique que les juges de Santa-Ana ne veulent pas se charger du procès, s’agacent Patrick Bellanger et Cécile Blanloeil, les parents de Jérémie. Sachant que la défense compte s’appuyer sur les délais maximums prévus par la loi bolivienne, pour obtenir l’extinction de l’action pénale et ainsi parvenir à la libération des accusés sans qu’aucun procès n’ait lieu, nous nous insurgeons contre ce déni de justice."

Des menaces et des pressions

Les deux familles du couple de Nantais s’inquiètent aussi des "pressions" que peut exercer le père de Jaime Martinez, le principal accusé : lui-même placé en "détention domiciliaire" pour complicité avec son fils, Azar Martinez aurait en réalité toute liberté de mouvement… faute de moyens policiers pour le surveiller. "A plusieurs reprises, il a déjà menacé notre avocat, la procureure et le juge d’instruction en charge du dossier", rappellent Patrick Bellanger et Cécile Blanloeil.

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