Entre Bernard Tapie et les salariés de Nice-Matin, c'est fini

FRANCE

PRESSE – L'homme d'affaires Marseillais reste candidat à la reprise du groupe de presse, mais il n'est plus partenaire des salariés.

L'alliance entre Bernard Tapie et les salariés de Nice-Matin a fait long feu. Si l'homme d'affaires marseillais rachète le groupe de presse du Sud-Est, placé en redressement judiciaire, ce sera sans la participation des salariés. Et inversement.

Leur union, décidée en août, avait été officialisée début septembre lors d'une assemblée générale de la SAPO (société anonyme à coopération ouvrière) de Nice-Matin. Mais quatre jours plus tard, Bernard Tapie révélait qu'il avait un "plan B" et déposait devant le tribunal de commerce de Nice une seconde offre de reprise, soutenue celle-là par La Provence. Ce vendredi, seule cette dernière option reste d'actualité. Elle table sur la suppression de 250 postes, dont 66 journalistes.

Le trio Rossel-Marzocco-Safa favori

Ce serait le projet de fusionner les imprimeries de Nice-Matin et La Provence sur un nouveau site dans le Var, qui aurait provoqué le divorce entre Bernard Tapie et les salariés de Nice-Matin. "Deux investisseurs sont susceptibles de se substituer à Tapie et d'apporter les 8 millions d'euros qui manquent encore à notre plan de financement" indiquent les représentants des salariés.

En tout, six offres de reprises sont en lice. C'est celle du trio Rossel-Marzocco-Safa qui serait favorite, avec ses 450 suppressions de postes. Celle de Clepsydre en prévoit 267, Paris Normandie 255, La Provence (Bernard Tapie) 250, Georges Ghosn 208 et enfin, celle des salariés réunis en Scop est la "mieux disante" socialement, avec seulement 169 départs volontaires. Le Tribunal de Commerce de Nice rendra sa décision le 21 octobre.

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