Entrez dans la transe avec la capoeira

FRANCE
SPORT - Nul besoin d'être Brésilien pour devenir un as de la capoeira. Pour vous le prouver metronews s'est incrusté dans un cours à Toulouse.

Comment travailler sa souplesse et son rythme sans se ridiculiser, quand la bonne fée ne vous a pas doté de ces deux qualités ? Avec la capoeira ! « Parce que l’ambiance est bonne, c’est convivial, chaleureux, nourrissant », assure Boca, le professeur de l’association Ginga Nagô.

Vendu ! Ce jeudi soir, direction le dojo de la Croix-de-Pierre, à Toulouse. Une dizaine de personnes, garçons et filles, s’échauffent sur des rythmes entraînants. « Um, dois, três, quatro... » Boca nous explique les mouvements en brésilien. Jambe tendue, tête en bas, jambe en l’air, mouvements circulaires...

La danse des esclaves

Les figures s’enchaînent à toute vitesse, d’abord en solo puis en duo. « Ces mouvements de jambes composent la ginga, c’est la base de la capoeira », m’explique Tapha, qui pratique depuis huit ans. Il est temps de se désolidariser du groupe et de faire une pause avec Nemen. Ce Brésilien, adepte depuis depuis seize ans, est en train d’accorder un berimbau, instrument traditionnel composé d’un bâton de bois, d’un fil d’acier et d’une calebasse.

« Il y a quelques années encore, la capoeira était mal vue au Brésil car c’est un art de la rue. A l’origine, c’est la danse des esclaves représentant leur combat pour leur libération », explique-t-il. Aujourd’hui, la capoeira symbolise la culture brésilienne dans le monde entier, partout où elle est pratiquée.

Souplesse et endurance requises

Des garçons saisissent des instruments et un cercle se forme. Robin en profite pour souffler. C’est son premier cours : « Ça demande de la souplesse et de l’endurance, pourtant je fais du cirque ! » confie ce débutant.

La musique commence, des chants l’accompagnent. Une ambiance festive se crée dans le dojo éclairé par des néons. Au milieu du cercle, des duos de danseurs se lancent des défis. Leurs gestes vifs et précis miment une lutte enjouée. Le rythme devient plus rapide, les danseurs s’affrontent dans une joyeuse ambiance.

« Quand j’ai commencé, il y a quatre ans, je n’étais pas du tout à l’aise avec mon corps, maintenant je me régale », lance Marie, le sourire aux lèvres et le front trempé. Clou de la soirée, au milieu du cercle électrisé, Boca et Nemen s’envolent littéralement de la piste. Je tape dans les mains, ce qui est déjà du sport, sacrément épuisée par le spectacle de cet entraînement survolté.
 

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