Epidémie de grippe : après les hôpitaux, les services funéraires débordés

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L’épidémie de grippe saisonnière

SURMORTALITÉ - 1.612 décès ont été enregistrés du 26 décembre 2016 au 1er janvier 2017, selon l’agence Santé publique France. Un chiffre en hausse par rapport à la moyenne saisonnière, comme le révèle une enquête du Parisien. Conséquence, les services funéraires sont débordés.

Mercredi 11 janvier, Marisol Touraine  avait dit s'attendre à un bilan "probablement lourd". Elle ne devrait malheureusement pas se tromper.  Du 26 décembre 2016 au 1er janvier 2017, 1.612 personnes sont décédées, selon l'agence Santé publique France. Un chiffre supérieur à la moyenne, comme l'indique une enquête du Parisien, parue ce vendredi.

L'hiver dernier, l'épidémie avait touché environ 3 millions de personnes, mais n'avait pas entraîné d'excès de mortalité. En 2015, en revanche, on avait constaté une surmortalité de 18.000 personnes, en partie attribuable à un virus de type A (H3N2), exactement le même que celui qui sévit cette année. Selon Bruno Lina, un des plus grands spécialistes de la maladie en France, interrogé par le quotidien francilien, "la particularité de cette année est que nous avons une épidémie quasi exclusive avec ce virus, d'où la probabilité d'un bilan lourd".

Une épidémie qui va "se poursuivre plusieurs semaines encore", a averti la ministre de la Santé, appelant à maintenir la "vigilance". D'autant que s'annonce une "vague de grand froid", ce qui augmente le risque pour la santé des personnes fragiles.

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Les croque-morts sont contraints ces derniers jours d'enchaîner les heures supplémentaires- Porte-parole des Pompes funèbres générales

Après les urgences, c'est donc au tour des agences de pompes funèbres et des crématoriums d'être engorgées. Parmi les témoignages recueillis par Le Parisien, celui du directeur du crématorium du Père-Lachaise à Paris : "de novembre à avril, notre activité augmente traditionnellement de 40 % par rapport au mois d'août", témoigne-t-il. "En cause, le froid, les virus. Mais, en ce début d'année 2017, c'est encore bien pire. Nos chiffres de crémation vont même dépasser ceux de 2015". 

De son côté, le responsable du crématorium de Lyon, cité par Le Parisien, confirme des "plannings complets et une suractivité de 15%". C'est dans cet établissement qu'ont été incinéré cinq des treize personnes âgées, victimes de la grippe, dans une maison de retraite, début janvier. 

Quant au porte-parole des PFG (Pompes funèbres générales), il confirme : " Les croque-morts sont contraints ces derniers jours d'enchaîner les heures supplémentaires".

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Epidémie de grippe : "Il n’est pas possible pour l’heure de prévoir un bilan "

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