EPR de Flamanville : le problème de soudures plus grave que prévu

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RÉACTEUR - L’Autorité de sureté nucléaire a indiqué, jeudi 22 février, que le problème de soudures repéré sur l’EPR en construction de Flamanville était plus grave qu’il n’avait d’abord été estimé. Selon EDF, les équipements restent aptes au service et aucun retard n’est à prévoir.

Déjà largement en retard sur sa date de mise en service, l’EPR de Flamanville doit une nouvelle fois composer avec un imprévu. Ce jeudi, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a révélé via son président Pierre-Franck Chavet que les problèmes de soudures dans le circuit secondaire du réacteur (servant à évacuer la vapeur vers la turbine) étaient plus graves que prévu.


Signalé par EDF lui-même, ce problème ne serait qu’un écart de qualité concernant 38 des 66 soudures du circuit, selon le fournisseur d'électricité. Cette détection s’est faite dans une démarche de "haute qualité" mise en place par le groupe, pour que la résistance des tuyaux aille au-delà des exigences de la réglementation en vigueur sur les équipements sous pression nucléaire, rapporte Reuters.

Un porte-parole de l’entreprise a précisé que le planning de mise en service du réacteur ne serait pas impacté par ce problème, indiquant qu’il n’était pas nécessaire de refaire les soudures. Le prix du projet ne s’en trouve pas modifié non plus. Estimant sa propre analyse encore à ses débuts, l’ASN a de son côté refusé de tirer des conclusions suite à ce problème, mais a confirmé qu’il n’y aurait pas de retard sur le calendrier de Flamanville.

Initialement prévue pour 2012, la mise en service de l’EPR a été repoussée de nombreuses fois après l’accumulation des difficultés sur le chantier. Le chargement du combustible est aujourd’hui prévu fin décembre 2018, pour un fonctionnement plein régime au quatrième trimestre 2019. Le coût du projet est estimé à 10,5 milliards d’euros.

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