Et si la future prison de Nice… restait finalement à Nice

Et si la future prison de Nice… restait finalement à Nice
FRANCE

SOCIETE - Alors que l'Etat étudie la possibilité de transférer la maison d'arrêt à Saint-Laurent-du-Var, Christian Estrosi propose aujourd'hui trois options de reconstruction à Nice-Est qui pourraient changer la donne.

Retour à la case départ. Depuis plus de dix ans, l'implantation d'une nouvelle prison du ressort du tribunal de grande instance de Nice pour remplacer l'établissement vétuste de la rue de la Gendarmerie a été envisagée à peu près partout. En juin dernier, c'est le site des Iscles-du-Var, à Saint-Laurent, qui semblait tenir la corde . Une hypothèse qui a provoqué une levée de boucliers , à laquelle s'est joint le député-maire de Nice.

Ce jeudi, Christian Estrosi a fait des contre-propositions. Le maire de Nice a énuméré plusieurs terrains pour une possible nouvelle maison d'arrêt. La caserne Auvare et les emprises militaires voisines d'abord. Les terrains de Réseau Ferré de France (RFF) autour de la gare Saint-Roch ensuite. Mais "la préférence" de Christian Estrosi serait une reconstruction sur le site actuel, avec précise-t-il une capacité passant de 387 détenus actuellement à près 800 dans le futur établissement.

Annonces "très positives", selon le préfet

Cette position peut surprendre car l'élu UMP affirmait en 2008 : "le site actuel ne me semble pas réunir les conditions nécessaires, pour moi il est totalement exclu d’y construire la nouvelle prison". "Ce dossier traîne depuis trop longtemps et c'est cette solution qui pourrait être mise en œuvre le plus rapidement, précise aujourd'hui la mairie. Une étude a été menée dans le quartier et les habitants ne sont pas défavorables à la prison. Les commerces de proximité aussi vivent grâce à la prison".

Quoi qu'il en soit, ces annonces sont déjà jugées "très positives" par le préfet des Alpes-Maritimes, joint par metronews. "Ce qu'a annoncé le maire de Nice correspond exactement à ce qu'il m'avait dit il y a quelques jours lors d'une entrevue. Nous allons regarder de très près ces propositions et lancer des expertises dès que possible. Nous sommes encore très loin de la prise de décision, mais il y a une ouverture". Dans tous les cas, si un nouvel établissement pénitentiaire doit voir le jour, il n'ouvrira pas avant quatre ans au moins.

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