Etats généraux de l'Alimentation : ce qui va changer pour vous

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MESURES - Les Etats généraux de l'alimentation ont fermé leurs portes ce jeudi et plusieurs projets sont ressortis de ces derniers mois de concertation. Le gouvernement va ainsi annoncer une loi visant à imposer aux distributeurs un seuil de revente et un encadrement des promotions. Objectif : soutenir davantage les producteurs.

Les Etats généraux de l'alimentation se sont conclus ce jeudi avec l'annonce d'une loi pour soutenir les producteurs face à la grande distribution mais aussi avec une note plus sombre, un rappel massif de 720 lots de laits infantiles en France et à l'étranger pour raisons sanitaires. Concernant la loi permettant de soutenir les producteurs, le gouvernement va imposer aux distributeurs un "seuil de revente à perte de 10%" sur les denrées alimentaires dans le but de limiter la guerre des prix, et ce d'ici le mois de juin 2018, a indiqué le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert.


Concrètement, les supermarchés seront obligés de fixer le prix de tout produit alimentaire en prenant en compte les frais de logistique et de transport, estimés à 10%. Des frais qui étaient jusque-là pris en charge par les industriels et les producteurs. 


Cette mesure, qui sera expérimentée durant deux ans, sera accompagnée d'un encadrement des promotions dans les grandes surfaces. Elles ne devront désormais plus dépasser 34% du prix normal (par exemple, pour un fruit à 1 euro, la vente en promotion ne pourra pas être inférieure à 66 centimes).

Une charte d'engagement signée par les acteurs de l'alimentation

Lors de ces Etats généraux, une charte d'engagement a également été signée le 14 novembre dernier par 18 représentants des acteurs de la production, de la coopération agricole, des entreprises de l’alimentaire et de la distribution. Le tout en présence de M. Travert et de Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances. Dans cette charte, les signataires, parmi lesquels figurent Auchan, la FNSEA, Carrefour ou encore Intermarché, se sont engagés à remplir "quatre objectifs".


Ces quatre objectifs consistent à "relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition" mais également permettre aux agriculteurs de "vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes". Les deux autres points "stratégiques" sont de mettre à la disposition du consommateur une alimentation "saine, sûre, durable, accessible à tous" et d'améliorer les systèmes agricoles et agroalimentaires pour les rendre "hautement performants sur les plans économique, social, environnemental et sanitaire".

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