LCI dévoile les coulisses du débat de la primaire de la droite du 13 octobre

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L'HEURE DU DÉBAT - C’est le temps des derniers arbitrages. Des ultimes réunions entre les organisateurs et les entourages pour négocier chaque détail. Et rien n’est laissé au hasard.

Ils seront 7 sur le "ring" jeudi prochain pour ce premier débat très attendu. Jean-François Copé, François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Alain Juppé, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy vont s’affronter dans des conditions millimétrées.  


La mise en scène tout d’abord. Un décor aux tonalités essentiellement bleues, avec quelques pointes de blanc et de rouge. Les candidats se tiendront debout ou assis sur un tabouret, derrière des pupitres opaques, disposés en fer à cheval, à équidistance les uns des autres et sur lesquels sera juste inscrit leur nom. Pas de référence à leur fonction présente et passée, ni à leur âge. Tous seront sur un même pied d’égalité, qu’ils soient ancien Premier ministre ou président de la République. Un chronomètre sur le pupitre permettra également de connaître le temps de parole déjà utilisé par le candidat.


Le débat lui-même a été calibré. Chacun aura droit à une introduction d’une minute. Le tirage au sort a déterminé l’ordre : Jean-François Copé sera le premier à s’exprimer, François Fillon le dernier. Puis s’ouvrira la première thématique, prévue pour durer entre 50 minutes et 1 heure, consacrée classiquement à l’économique et au social. Une deuxième thématique sur les questions d’identité et de sécurité, sur la même durée, devrait promettre des échanges nourris entre les candidats. Lesquels seront interrogés par les 3 présentateurs, Gilles Bouleau pour TF1, Elizabeth Martichoux pour RTL et Alexis Brezet pour le Figaro. 

Un droit de réponse de 30 secondes maximum

Les journalistes ont prévu de poser des questions ciblées à chacun d’entre eux, en s’appuyant sur leurs propositions et leurs programmes. L’idée étant de mettre en exergue les différences et les aspérités. Il leur sera ainsi demandé de s’expliquer sur les baisses d’impôts promises, sur la TVA ou la place de l’islam en France. Pour répondre, le candidat n’aura droit qu’à 1 minute, et pas plus. Au bout de 50 secondes un voyant rouge se déclenchera pour lui demander de conclure. 


Un dispositif voulu par les organisateurs pour éviter les prises de parole interminables. Les candidats devront faire preuve de concision. Et pour permettre une vraie contradiction, il est prévu qu’un candidat qui souhaite réagir, par exemple s’il se sent mis en cause, pourra demander un droit de réponse de 30 secondes maximum. Certains entourages, dont celui de Bruno Le Maire préviennent déjà que leur champion sera pugnace et offensif. 


Tous ont également accepté l’ajout de questions d’internautes, une pour chacun. Le débat se terminera sans surprise par une conclusion d’1 minute. Alain Juppé sera le tout dernier à prendre la parole dans l’émission, toujours selon le tirage au sort. 

Chacun bénéficiera d’un éclairage personnalisé

Pour mettre en valeur les propos, réalisation et lumière seront particulièrement soignées. Les 7 candidats sont priés d’arriver tôt, entre 19h et 19h45. Pour se préparer dans leur loge, avant de venir chacun 10 minutes visiter le plateau avant l’émission. Ce sera l’occasion de faire les essais de maquillage, coiffure et lumière sous la houlette du directeur photo. Ainsi chacun bénéficiera d’un éclairage personnalisé pendant le débat. Les cadrages ont également donné lieu à des arbitrages serrés avec les entourages. Il ne devrait pas y avoir de plan trop serré sur les visages mais plusieurs cadrages moyens et larges. 


Chaque candidat aura droit à une douzaine d’accompagnants sur le plateau, installés parmi le public. Mais pas de plan de coupe autorisé sur ces personnalités. On ne devrait donc pas voir à l’image les François Baroin, Benoist Apparu ou Jérôme Chartier, soutiens de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon… Toujours le même objectif : ne favoriser personne en particulier.


Si le réalisateur doit veiller à l’équilibre et la neutralité, il lui incombe aussi d’impulser dynamisme et modernité dans la mise en forme. Si ce débat est un enjeu politique de taille pour les intéressés, c’est aussi un spectacle télévisuel qui vise à faire de l’audience.

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