Européennes dans le Sud-Est : un site lyonnais pour tout savoir

FRANCE

INITIATIVE - Deux étudiantes en quatrième année à Science-Po Lyon ont lancé un site dédié aux questions européennes dans le Sud-Est. Elles souhaitent informer de manière claire sur le sujet et ont rencontré des eurodéputés.

Toute l'Europe en un clic. Olivia Lanselle et Aline Charlon, deux étudiantes lyonnaises de 22 ans, ont lancé sudesteurodeputes.com , un site spécialement créé à l’occasion des élections européennes. Les jeunes femmes, en quatrième année à Science-Po Lyon , sont parties d’un constat. "Lors d’une réunion sur l’Europe à l’IEP en février, nous nous sommes rendu compte que le sujet était méconnu de beaucoup. Alors nous avons décidé, de notre propre initiative, de créer un site dédié à ce sujet", explique Olivia.

Durant de longues semaines, elles ont rencontré sept députés européens sortants ( Nora Berra et Françoise Grossetête (UMP/PPE), Sylvie Guillaume (PS/PSE), Michèle Rivasi (EELV/LesVerts-ALE), ...) et tous représentants de la circonscription Sud-Est, qui regroupe les régions Rhône-Alpes, PACA et la Corse. "Nous avons réalisé de courtes vidéos à partir des entretiens que nous avons eus avec eux. Nous avons voulu savoir quel était leur agenda, en quoi consiste leur travail, quelles sont leurs positions sur l'économie, la mobilité, le traité transatlantique ou encore l’environnement", détaillent les étudiantes.

"L'Europe, ce n'est pas 'Bruxelles décide que'"

Outre ces nombreuses vidéos, le site propose également une explication ludique des principales institutions européennes, sur le chemin que parcourt une loi ou sur les idées reçues qui circulent parfois au sujet de l’Union Européenne. "Nous nous adressons bien sûr aux étudiants, aux jeunes, mais aussi à tous les publics. L’Europe, on n’en parle que deux semaines tous les cinq ans et quand c’est le cas, c’est avec des qualificatifs plutôt péjoratifs ou des expressions non justifiées comme ‘Bruxelles décide que’, ajoute Olivia.

Mais l’UE ne dirige pas les États, ils en sont partie prenante. Le problème, c’est que l’on ne voit pas les élus européens, donc on a l’impression que l’Europe ne sert à rien, alors que c’est du concret." Fortes de cette expérience, les deux étudiantes aimeraient à l’avenir travailler dans un secteur en rapport avec l’Europe. En septembre prochain, elles entameront d’ailleurs un Master 2 "Affaires Européennes".
 

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