Européennes : Jean-Marc Ayrault fait son retour à Nantes

FRANCE

POLITIQUE – L’ancien maire de Nantes était lundi soir à La Trocardière à Rezé pour soutenir la candidature de Martin Schulz à la commission européennes.

C’est sur ses terres d’élections qu’il a fait son retour sur la scène publique. L’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault était lundi à la Trocardière, à Rezé, pour participer au deuxième meeting des socialistes pour les élections européennes. Il défendait également la candidature de Martin Schulz à la commission européenne .

Il a estimé qu’il fallait "tout faire pour réorienter l'Europe" : "Il faut être fort, il ne faut pas céder aux sirènes du nationalisme et aux sirènes du retour au XIXe siècle: je crois qu'il faut être courageux, dire la vérité sur nos forces et nos faiblesses", a Jean-Marc Ayrault.

"L'Europe décourage"

Pour lui, "l'Europe a fini par décourager les peuples avec le chômage de masse, une Europe technocratique trop libérale qui n'a pas su réagir à temps à la crise financière, c'est dix ans de politique conservatrice". Les Européens "peuvent par leur vote dire: "On veut une autre politique"", a dit l'ancien Premier ministre qui a appelé à la prudence : "Le 25 mai, ça peut être un exutoire, l'occasion d'exprimer un mécontentement, voire une colère, mais il ne faut pas se tromper de moment parce que, pour la première fois, les citoyens européens vont pouvoir choisir le président de la commission européenne".

Redevenu député le 6 mai, un mois après avoir laissé sa place à Matignon à Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault a par ailleurs estimé que "c'est toujours un plaisir d'être ici, pas seulement à Nantes, mais dans l'Ouest et partout en France : d'ailleurs, je remarque que, partout où je me déplace en ce moment à titre personnel, j'ai toujours un bon accueil, les gens ont envie de contact, d'échange, je prends ça comme une richesse humaine".

De son côté, Martin Schulz, candidat à la présidence de la commission européenne, a reconnu que "partout, il y a en Europe un sentiment d'injustice. Il faut changer la stratégie qui mène dans la dépression économique". Il s’est dit "optimiste parce que nous avons des solutions, et pendant les deux dernières semaines, nous devons clarifier qu'il y a aussi les autres, populistes, qui ont pour chaque problème un bouc émissaire mais pas de solutions".
 

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