Fausse alerte attentat à Paris : ce que l'on sait

UNE ALERTE ET DES QUESTIONS - Un appel à la police est à l'origine de l'impressionnant déploiement de sécurité mis en place samedi après-midi autour d'une église à Paris. Une alerte attentat a été émise avant d'être rapidement levée.

  • 1Une alerte attentat émise

    Durant quelques minutes samedi après-midi, Paris a replongé dans la crainte d’une nouvelle attaque. A 16h14, une "alerte attentat" dans le 1er arrondissement de la capitale, via le système d’alerte et d’information des populations (SAIP), est envoyée. Le secteur des Halles, autour de l’église Saint Leu, est bouclé. Des dizaines de policiers, parmi lesquels des hommes de la BRI, ainsi qu’un hélicoptère sont déployés. Un appel passé à la police 35 minutes plus tôt fait état d’une possible prise d’otages dans le lieu de culte. Une dizaine de personnes se trouvent à l’intérieur. Le prêtre finit par sortir les mains en l'air et les forces de l’ordre investissent le lieu : "Levée de doute effectuée, aucun danger à signaler".
  • 2Fausse alerte, vraie panique

    Que s'est-il réellement passé ? Et pourquoi un tel dispositif d'alerte a-t-il été déclenché ? "C'est une fausse alerte qui a entraîné l'intervention des forces de l'ordre cet après-midi dans une église de la rue Saint-Denis à Paris", a expliqué le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans un communiqué sans donner davantage de détails. La police a de son côté ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances exactes dans lesquelles l’alerte a été donnée. "A 15h39, les services de la préfecture de police ont reçu un appel 17 indiquant qu’une prise d’otages était en cours à l’église Saint-Leu", a de son côté précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.
  • 3La nature de l'appel encore floue

    Si la nature de l'appel n'est pas précisée, des sources policières évoquent rapidement un appel "malveillant" émanant du numéro de la paroisse. "La personne au bout du fil pourrait s'être fait passer pour un paroissien ou le prêtre et prétendre avoir vu des hommes armés entrer dans l'église", nous indique l'une d'entre elles. Des sources ministérielles avancent de leur côté une toute autre hypothèse : celle d'un appel "bien intentionné" d'une dame s'étant réfugiée dans la paroisse et qui pensait avoir assisté à un début d'attaque après un mouvement de foule à l'extérieur. "De ce que nous comprenons à ce stade, il y aurait eu un mouvement de foule dans la rue, qui aurait conduit des personnes à se confiner dans l'église et provoquer l'alerte", précise un peu plus tard Patrice Latron, le directeur du cabinet du préfet de police.
  • 4Mesure de "précaution"

    Le ministère se défend en tout cas de tout déclenchement d'alerte prématuré. Sur les réseaux sociaux, le dispositif a été pourtant vivement critiqué, les internautes fustigeant une alerte pour rien. Bernard Cazeneuve se défend et évoque le principe de "précaution". "Au moment où l'appel est passé, le renseignement est jugé 'crédible' puisque le numéro provient de la paroisse", abonde une source policière. "Ca se termine bien, c'est une fausse alerte, qui a permis de démontrer que le dispositif prévu en cas d'alerte ou d'attentat terroriste fonctionne parfaitement", conclut Pierre-Henry Brandet.

VIDEO - Fausse alerte attentat : "La BRI est intervenue en 10 minutes"

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Fausse alerte attentat à Paris : les explications du préfet

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Fausse alerte attentat à Paris : "Ce ne sont pas les paroissiens qui ont donné l’alerte"

"Il y aurait eu un mouvement de foule à l'extérieur de l'église"

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Fausse alerte attentat à Paris : " Ce n’est pas un appel malveillant qui a prévenu le 17"

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