Ferme à fourrure : une association dévoile les images chocs d'élevages de visons

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MALTRAITANCE - L'association de défense des animaux One Voice a lancé ce lundi une pétition demandant l'interdiction des fermes à fourrure après avoir filmé les conditions terribles dans lesquelles certains visons sont élevés.

Des rangées de cages empilées les unes sur les autres dans des locaux nauséabonds où résonnent les cris perçants des animaux en détresse : c’est à ça que ressemble un élevage d’animaux à fourrure, selon l'association pour les droits des animaux Peta. 


Et les images tournées clandestinement par l'association One Voice dans six élevages de visons, quelque part en France, ne dérogent pas à la règle. On y voit des centaines de visons, entassés dans des cages au milieu de leurs excréments et de restes de nourriture moisis, comme le rapporte Le Parisien. Des images insoutenables montrant l'envers du décor du business de la fourrure qui pèse plus de 35 milliards d'euros.

Une pétition pour interdire ces élevages dans l'Hexagone

Selon Peta, plus de 85 % de la fourrure vendue aujourd’hui provient de ce type d’installations. Et comme "en France, cette industrie est peu développée - seulement une dizaine d'élevages -, elle impose des conditions terribles pour les animaux", comme le raconte à LCI la présidente de One Voice, Muriel Arnal. 


L'association lance ce lundi une pétition pour que ces élevages soient interdits dans l'Hexagone. "C'est déjà le cas dans plusieurs pays d'Europe comme la Grande-Bretagne où les fermes à fourrure sont interdites depuis 2003, l'Autriche ou encore la Croatie, très récemment", explique Muriel Arnal. "Même les Pays-Bas, pourtant troisième producteur mondial de fourrure de visons, ont prohibé depuis trois ans les élevages. Un délai est toutefois accordé aux professionnels jusqu’en 2024 pour qu'ils puissent se reconvertir". 

 

Contactée par Le Parisien, la Fédération française des métiers de la fourrure se dit "très surprise". "Si l'animal est maltraité, son poil sera moins beau. Et ça, ce n'est pas dans l'intérêt des éleveurs", s'étonne un porte-parole. "Des arguments qui ne tiennent plus", selon Muriel Arnal. "Elevage d'animaux sauvages et bien-être ne vont pas ensemble", dénonce-t-elle tout en enfonçant le clou : "La courte vie de ces animaux, d’ordinaire curieux et intelligents, est souvent marquée par la folie". 

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