Ferme occupée à Notre-Dame-des-Landes : l’expulsion n’a pas eu lieu

Ferme occupée à Notre-Dame-des-Landes : l’expulsion n’a pas eu lieu

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AEROPORT – A la suite d’une autorisation du tribunal mardi d’expulser une ferme occupée par des anti-aéroport à Saint-Jean-du-Tertre, une centaine d’opposants s’était mobilisé, ce mercredi matin.

Le coup de force n’aura finalement pas eu lieu. Ce mercredi matin, dès le lever du jour, des opposants à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes se sont mobilisés, en vue d’une possible expulsion d'une ferme à Saint-Jean-du-Tertre. Mais les gendarmes ne sont pas venus.

La veille, des barrages de pneus et de blocs de béton, tracteur et remorque, avaient été installés sur les routes d’accès.

L'opération annulée "au plus haut niveau"

Mardi en effet, le tribunal de grande instance de Nantes, saisi par l'Etat et le concessionnaire Aéroport du grand Ouest, avait rendu une décision autorisant l'expulsion de quatre occupants illégaux . Ces derniers squattaient le bâtiment depuis le 14 avril dernier, date du départ des locataires légaux. Aussitôt, les opposants avaient tiré la sonnette d'alarme. "Nous avons de fortes présomptions concernant une intervention pour démolir cette maison. On va le défendre coûte que coûte", avait indiqué un porte-parole de l’Acipa, une des principales associations contre l'aéroport. "Une démolition, c'est un début de travaux. Or, il y a un accord politique qui scelle tout ça, qui remettait à la fin des recours le début des travaux".

La préfecture avait de son côté assuré que cette procédure n’avait "aucun rapport avec le début du chantier de l'aéroport", mais "ce report ne donne pas l'impunité pour des agissements qui relèvent de la délinquance de droit commun".

D’après Ouest-France , l'opération d’évacuation "était effectivement calée dès mardi matin", mais a été annulée "vers 20 heures au plus haut niveau de l'État. Cinq escadrons de gendarmes mobiles ont alors été démobilisés."
 

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