Festivals à Marseille : la musique électronique veut se faire entendre

FRANCE

MUSIQUE – A l’approche de l’été, les festivals vont bientôt battre leur plein dans la région Paca, notamment à Marseille. Si les musiques traditionnelles ou du monde sont bien représentés notamment à Marseille, la musique électronique, elle, tente de se faire une place.

Il y a les incontournables. Le festival du Dock des Sud s ou encore celui du Jazz des cinq continents . Mais à par feu Marseille Rock Island , sur le fort d’Entrecasteaux, déprogrammé cette année (lire encadré), les amateurs de musiques électroniques n'ont pas l'embarras du choix. Un déséquilibre musical cartographié par la Sacem dans son état des lieux des festivals de musiques actuelles dans l’Hexagone.

Si le jazz et le blues devancent d’une courte tête en région Paca les musiques traditionnelles, peu ou pas de traces de rendez-vous liés aux musiques électroniques, notamment à Marseille. "C’est vrai qu’il n’y a pas une grande offre, reconnaît Christine Mirauchaux, conseillère régionale déléguée à la culture, mais c’est sans doute lié au fait que notre territoire est déjà bien occupé par les autres musiques, souligne-t-elle. Mais nous ne sommes pas contre le lancement de nouveaux festivals".

MGMT en tête d'affiche

Ça tombe bien. Face à ce désert, une équipe de jeunes Marseillais a décidé de changer la donne. Prévu les 20 et 21 juin prochains sur l’esplanade du MuCEM, le festival " Believe in Marseille " voit déjà grand puisqu'il s’offrira pour sa première édition les Américains de MGMT. "Ce n’est pas le genre d'artistes qu’on a l’habitude d'accueillir à Marseille", concède le directeur général, Virgile Arlaud, pas peu fier de présenter cette tête d'affiche.

"Avant de se lancer, on a fait une étude concurrentielle, poursuit-il. On ne voulait pas se mettre sur le même créneau que les autres festivals", explique l’organisateur, qui mise sur une programmation musicale "plus pointue" lors de la seconde journée avec des références de la musique électronique. Un pari séduisant dans un cadre qui ne l’est pas moins pour donner "envie de danser", promet Virgile Arlaud.
 

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