Les politiques se pressent pour courtiser les harkis

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HISTOIRE - François Hollande devrait rendre hommage aux combattants harkis lors de la journée nationale qui les célèbre, dimanche 25 septembre.

François Hollande prononcera une allocution depuis la cour de l'Hôtel national des Invalides dans le cadre de la journée nationale d'hommage aux harkis, dimanche 25 septembre. Cette journée qui sera l'occasion de présenter le bilan de la deuxième année du "plan harki", lancé en janvier 2015.

Son but : rendre hommage à ces Algériens qui se sont battus pour la France et qui ont, selon certains historiens, été abandonnés en Algérie après les accords d'Évian le 18 mars 1962. Entre 55 000 et 75 000 harkis ont alors été victimes de sanglantes représailles dans leur pays. Seuls 60 000 d'entre eux ont été admis en France, logés dans des camps dans le sud du pays.

Un enjeu politique

Mais pas sûr que la démarche soit totalement désintéressée. Car c'est un éléctorat estimé à environ 500.000 personnes que représente ces harkis et leurs descendants. En 2007, beaucoup d'entre eux s'étaient rangés du côté de Nicolas Sarkozy qui avait promis de reconnaître la responsabilité de la France dans leur abandon après les accords d’Evian. Une promesse oubliée qui a poussé certains d'entre eux à se tourner vers le Front National.

D'autres responsables politiques comme Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen ou Jean-François Copé devraient assister à la cérémonie. D'ailleurs, ils sont nombreux à s'être exprimés sur le sujet ces derniers jours. Nicolas Sarkozy a profité de sa visite à Perpignan samedi pour rendre hommage aux harkis et s'est engagé à supprimer la date du 19 mars qui commémore la fin de la guerre d'Algérie et marque le début des massacres. Le même jour, un autre candidat à la primaire de la droite, François Fillon a, lui, rencontré une famille de harkis en Camargue.

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