Free va être (encore) inspecté par l'Arcep

Free va être (encore) inspecté par l'Arcep

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L'opérateur mobile va faire l'objet d'une inspection de l'Arcep sur son réseau. Fin 2011, l'Arcep avait déjà examiné le réseau de Free et n'avait rien trouvé à redire.

Les concurrents de Free ont eu gain de cause. Bien que l’autorité de régulations des télécoms, l’Arcep, précise bien qu’aucun "opérateur n'a saisi l'Arcep et qu'aucun élément concret n'a été porté à la connaissance de l'Autorité à l'appui des faits allégués par les médias", on peut dire que les concurrents de Free ont eu gain de cause. La bande des trois "historiques" (Bouygues Telecom, SFR, Orange), qui sent bien le sérieux danger que représente l’arrivée de Free et ses prix bas sur leur marché, ont beaucoup accusé l’opérateur d’avoir un réseau non-opérationnel et de s’appuyer exclusivement sur celui d’Orange. C’est donc dans un soucis "de transparence et de sérénité" , que l’Arcep a décidé de vérifier le réseau de Free.

"L'Arcep a estimé utile de demander à la société Free Mobile d'actualiser les informations relatives à l'état de son réseau, incluant notamment une liste des sites installés, des sites effectivement activés, et des motifs qui auraient pu la conduire, le cas échéant, à l'extinction de certaines stations de son réseau", indique vendredi l'Autorité dans un communiqué. L'Arcep examinera ces éléments et le cas échéant "engagera une vérification sur le terrain, selon la même méthode que celle utilisée pour les précédents contrôles". Les résultats seront rendus publics, souligne-t-elle encore.

27% de la population couverte
L'Autorité avait procédé fin 2011 à une "vérification attentive des informations transmises par Free Mobile" selon une méthode "strictement identique à celle utilisée, dans les mêmes circonstances, pour les autres opérateurs". Elle avait indiqué à la mi-décembre que Free Mobile "respectait à cette date le niveau de déploiement 3G qu'elle devait atteindre à l'échéance du 12 janvier 2012", c'est à dire 27% de la population.

Information savoureuse, l'Arcep a également tenu à rappeler "que l'obligation de couverture, dans les deux ans suivant la délivrance des autorisations, qui était prévue par les licences 3G attribuées en 2001 et 2002 respectivement à Orange France, SFR et Bouygues Telecom, n'a pas été respectée et que, si l'Arcep a alors toléré cet état de fait, c'était en raison des difficultés techniques et économiques invoquées par les opérateurs". On ne sait pas si ce type de ˝ difficultés ˝, si elles venaient à être brandis par Free pour expliquer d’éventuels dysfonctionnement, bénéficierait d’une oreille aussi attentive de la part de l’Arcep.

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