Frelon asiatique: même les abeilles sont mises aux abris !

Frelon asiatique: même les abeilles sont mises aux abris !
FRANCE

ENVIRONNEMENT – Les six ruches installées sur l’Hôtel du département, quai Ceineray, ont été déplacées provisoirement à Puceul, en raison "d’attaques croissantes" de frelons asiatiques.

Tous aux abris. Même les abeilles. Le frelon asiatique fait des ravages en Loire-Atlantique, et personne n’est épargné. Le d épartement de Loire-Atlantique vient ainsi de faire déménager les 6 ruches qui étaient installées sur le toit de l’Hôtel du département, quai Ceineray, depuis deux ans. La raison ? Des "attaques croissantes de frelons asiatiques qui risquent d’exterminer les colonies". Les abeilles ont ainsi été déplacées provisoirement à Puceul, pendant la période hivernale.

La menace est en effet réelle, et s’étend constamment. En Loire-Atlantique, 850 nids ont été recensés en 2013, contre 700 en 2012 et 7 en 2010.

"Mettre en place des mesures efficaces"

Le Département monte donc au créneau. Le président du Conseil général, Philippe Grosvalet, a ainsi envoyé un courrier au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Il lui demande de classer le frelon en "danger sanitaire de première catégorie".

"Le constat est flagrant : les frelons asiatiques sont très présents, de plus en plus présents malgré les mesures prises par le Ministère de l’agriculture", indique-t-il. "Les abeilles sont menacées par le frelon asiatique depuis 10 ans, et par ricochet, les productions fruitières, la diversité végétale, tout un pan de l’économie apicole." Philippe Grosvalet souhaite ainsi "commencer sérieusement la lutte contre le frelon asiatique, mettre en place des mesures efficaces, adaptées à notre territoire et à l’ampleur de la situation."

Le Département mène déjà des actions de sensibilisation régulières pour rappeler l’intérêt de préserver "la biodiversité sous toutes ses formes" et s’est engagé dans la défense des abeilles et du travail des apiculteurs. Mais "aujourd’hui, suivre scientifiquement l’ampleur de la prolifération des frelons asiatiques sans agir collectivement ne suffit plus", estime Philippe Grosvalet.
 

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