Fruits et légumes du coin dans les assiettes des écoliers niçois

Fruits et légumes du coin dans les assiettes des écoliers niçois
FRANCE

MIAM – La ville de Nice développe les "circuits courts" pour approvisionner les cantines scolaires en fruits et légumes cultivés localement.

Des fraises de Carros, des tomates de Gattières, des pommes d'Entrevaux : les produits locaux sont les nouvelles stars des cantines scolaires de Nice. L'an dernier, les écoliers demi-pensionnaires ont dévoré 23 tonnes de fruits et légumes produits près de chez eux. Des "locavores" en herbe, qui bénéficient de la nouvelle politique de restauration scolaire de la ville de Nice.

"On travaille, depuis la reprise en régie, en 2011, à l'approvisionnement en circuit court, explique Bruno Gilet, le responsable de la restauration scolaire. Avec les agriculteurs, on se voit en mars – avril pour définir les produits et les quantités, puis ils plantent en fonction de cela. C'est un peu plus cher, mais on connaît les producteurs, on se comprend et on travaille en confiance".

"C'est très valorisant"

A Gattières, l'exploitation de Jean-Marie Gioanni, l'un des six agriculteurs qui fournissent les cantines de Nice, domine la plaine du Var. "C'est très valorisant de produire pour nos enfants. Les agriculteurs locaux ont toujours nourri les Niçois par le passé, on y revient et c'est très bien !" assure le maraîcher.

Dans ses serres, les dernières tomates de la saison finissent de mûrir sur des plants hauts de plus de deux mètres. Elles ont nourri cet été des milliers de petits Niçois dans les centres de loisirs. Et pourtant, cet agriculteur n'a recours à aucun pesticide pour protéger ses plantations. "On fait de la protection biologique intégrée en lâchant des insectes qui s'attaquent aux ravageurs". Une solution écolo, comme pour l'engrais "vert" de ses plantations, à base de sorgo qu'il cultive et broie lui-même. Même l'arrosage est remarquable ici : il est réalisé avec de l'eau de source puisée sous l'exploitation !

Nouvelle cuisine

Ce matin, le conseil municipal de Nice doit entériner le choix du nouveau site d'implantation de la cuisine centrale, juste après la fac de sports en remontant dans la plaine du Var. La création de cette nouvelle cuisine représente un investissement de 25 millions d'euros pour la ville de Nice.

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