Fusillade à Lille-Moulins : "les armes à feu sont de plus en plus nombreuses"

Fusillade à Lille-Moulins : "les armes à feu sont de plus en plus nombreuses"

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DELINQUANCE – Les tirs sur un étudiant lillois dimanche matin illustrent tristement la prolifération des armes dans ce quartier du sud de Lille, réputé pour son trafic de drogue. Les policiers font part de leurs inquiétudes.

Elles accompagnent dorénavant les trafics de drogue. Les armes de gros calibres sont de plus en plus nombreuses dans le quartier de Lille-Moulins. Comme l'illustrent les tirs survenus dans la nuit de samedi à dimanche, où  un étudiant lillois âgé de 20 ans a reçu six balles à l'angle des rues de Trévise et Jean-Jaurès . S'il est aujourd'hui hors de danger, le tireur est lui toujours en fuite. Quelques heures plus tard, une autre fusillade avait lieu cette fois boulevard de Metz.

"Lille-Moulins est devenu une référence en matière de trafic de drogue, notamment de part sa position géographique bien desservie, indique à metronews Thierry Depuyt, secrétaire zonal d’Unité-Police. Résultat, les dealers vont acheter leurs armes en Belgique ou en région parisienne. Le problème, c'est que dorénavant ils n'hésitent plus à les utiliser et qu'ils sont de plus en plus jeunes."

La kalachnikov en référence

A Lille aussi, la kalachnikov fait maintenant figure de référence. On se souvient des tirs meurtriers sur la discothèque Le Theatro en juillet 2012, d'autres sur un appartement de Wazemmes en janvier dernier, d'un blessé toujours par cette arme en février à Lille-Sud ou encore d'autres tirs du côté de la porte d’Arras en novembre.

"Une partie de Lille-Moulins est particulièrement gangrenée par la drogue et les armes, glisse Olivier Berton, délégué zonal du syndicat Alliance Police. On avait dit que les trafics d’armes allaient être une priorité de la ZSP, mais aucun groupe n'est spécialisé sur ces enquêtes longues et coûteuses."

Installé rue de Trévise depuis sept ans, à quelques mètres des tirs de dimanche matin, Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille, a vu la situation se dégrader depuis un peu plus d'un an : "Depuis que le trafic a été bousculé du côté de la barre Marcel-Bertrand, la bande de la rue de Trévise affirme davantage son territoire, témoigne-t-il. C'est devenu plus tendu."
  

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