Futur aéroport plus petit à Notre-Dame-des-Landes : Vinci s’explique

Futur aéroport plus petit à Notre-Dame-des-Landes : Vinci s’explique

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TRANSPORT – Oui le futur aéroport sera plus petit que l’actuel, mais sera "évolutif" et présente un modèle d’infrastructure et de conception "totalement différent".

A époque différente, conception différente. C’est la position défendue par Vinci, le concessionnaire du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, après les révélations du Canard Enchaîné mercredi.

L’hebdomadaire satirique a en effet pu consulter le permis de construire de la structure. Et il apparaît que de nombreuses surfaces sont revues à la baisse : halls des départs et des arrivées, comptoirs d'enregistrement, postes de contrôle, ou encore aires de stationnement des avions. Or le futur aéroport est censé remplacer l'actuel de Nantes Atlantique jugé... trop petit.

"C'est un projet évolutif"

Pour le porte-parole d’Aéroport du grand Ouest, filiale de, Vinci, l'actuel et le futur aéroport ne sont pas "comparables" : "On est sur deux modèles d’infrastructures totalement différents, de conception, de générations différentes", indique-t-il dans Presse-Océan ce vendredi.

Pour Vinci, les infrastructures "d’aujourd’hui et de demain" ne sont plus pensées comme avant : "Notre Dame des Landes est un projet évolutif, qui s’adaptera à l’évolution de la fréquentation", indique le porte-parole. Surtout, l’aéroport ne sera pas low-cost, reproche formulé par les opposants suite à l’article du Canard Enchaîné. "Il s’adresse à tous les types de compagnie dont les attentes ne sont pas les mêmes", indique AGO, et la structure est faite "dans un souci de rationalisation des espaces et de considérations environnementales qui ne sont plus les mêmes aujourd’hui qu’avant".

Interrogé sur le fait que les surfaces prévues ne répondent pas aux préconisations de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) pour absorber le flux de passagers, le concessionnaire se défausse pourtant : "Nous n’avons rien inventé, nous avons répondu à une demande de l’Etat."
 

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