Gens du voyage : le ras-le-bol des entreprises de la ZAC d'Ar Mor

Gens du voyage : le ras-le-bol des entreprises de la ZAC d'Ar Mor

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SOCIETE - Les entreprises de la ZAC d’Ar Mor, près du Zénith, sont excédées après l’arrivée, il y a deux mois, d’une centaine de caravanes qui occupent les places de parking. Elles ont déposé un référé d’expulsion devant le tribunal administratif de Nantes.

"Après 8 h 30, il n’y a plus une place stationnement. Comment fait-on pour travailler ? 3 500 salariés viennent ici tous les jours !" Stéphane Bézias est excédé. Le président de l’association de la ZAC d’Ar Mmor, qui rassemble les entreprises du parc d’activité d’Armor, derrière le Zénith pointe du doigt les caravanes, arrivées début novembre sur la zone.

Une centaine de véhicules appartenant à des gens du voyage s’est en effet posée sur deux des trois parkings existants. Les caravanes sont alignées sur le goudron, au pied de petits immeubles de bureaux. Derrière le calme apparent, la cohabitation ne passe pas.

"Quelle image cela donne-t-il de notre économie nantaise ?"

"Ils occupent deux tiers des 2 100 places de parkings, obligeant les travailleurs à se garer n’importe comment", s’emporte Stéphane Bézias. "Les collaborateurs arrivent en retard. Les livraisons ne peuvent pas passer, les policiers nous mettent des PV… Nous sommes la deuxième zone tertiaire de Nantes. Mais quelle image de notre économie cela donne-t-il à ceux qui viennent visiter nos entreprises, aux futurs recrutés ?"

L’association de la ZAC d’Ar Mor a envoyé des lettres à la préfecture, aux mairies de Nantes et Saint-Herblain. Sans réponses claires. Stéphane Bézias déplore le manque de soutien des pouvoirs publics. "Un arrêté d’expulsion a été pris le 26 novembre dernier. Nous avons engagé dès le 27 une requête en référé pour son application. Rien a changé." La semaine dernière, il a enfin reçu une date d’audience pour son référé, qui se tiendra ce mardi. "Il a fallu un mois… On viendra dire qu’on se sent abandonnés, peu écoutés."

De son côté, la préfecture indique que des propositions ont été faites aux gens du voyage pour qu’ils aillent sur un autre terrain. Ils ont l’obligation de se déplacer dans la semaine. Mais pour aller où ? D’après l’Association départementale des gens du voyage citoyen, environ 200 familles sont en stationnement illicite dans l’agglomération. Et ce, sans l’avoir choisi : il manque 168 places par rapport aux objectifs du schéma d'accueil des gens du voyage en Loire-Atlantique.

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