Gérard Collomb : "Peut-être que le gouvernement me regrettera !"

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POLITIQUE – Au lendemain de l'annonce de la composition d'un gouvernement Valls II dont il ne fait finalement pas partie, le maire de Lyon revient sur les nominations d'Emmanuel Macron à l'Economie ou de Najat Vallaud-Belkacem à l'Education nationale. Et ne semble pas vraiment déçu de ne pas intégrer (pour l'instant) l'exécutif.

Quelle est votre réaction quant à la nomination de ce nouveau gouvernement  ?
Je pense qu'une ligne est marquée, avec la nomination d' Emmanuel Macron au ministère de l'Economie . J'espère que désormais, nous prendrons le bon cap, de manière à sortir la France des difficultés. Aujourd'hui, la croissance stagne, le chômage continuer d'augmenter. Il y a véritablement besoin d'aller de l'avant.

La ligne défendue par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon n'était pas la bonne ? 
En tant que ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon a réussi à apaiser l’opinion publique  sur des sujets comme la réforme des rythmes scolaires ou la théorie du genre, alors que nous étions confrontés à grandes difficultés. Il a été un bon ministre. Ensuite, avec Arnaud Montebourg, on ne partage pas le même point de vue politique. Je m'aperçois que ce qui fait aujourd'hui le déficit de la France, c'est les taux de marges très faibles des entreprises. Cela les empêche d'investir ou de créer de l'emploi. C'est ça, le véritable problème.

L'arrivée d'Emmanuel Macron est donc une chose positive selon vous ?
Je l'espère. La perspective de renforcer l'offre en matière d'entreprises est prise en compte. J'espère que l'on va aller dans le bon sens. J'ai rencontré monsieur Macron une fois, mais je ne le connais pas plus que ça.

Quel est votre sentiment sur l'arrivée de Najat Vallaud-Belkacem, votre ancienne adjointe, au ministère de l'Education nationale ?
C'est bien sûr un ministère important, et difficile, qui fut l'objet de grandes difficultés ces derniers temps. Il faut qu'elle essaie de rassembler, et d'éviter tous les sujets qui peuvent diviser pour se concentrer sur la réussite scolaire. Les résultats sont extrêmement mauvais, les tests qui sont faits montrent que la France se situe parmi les derniers pays. Il y a beaucoup à faire, j'espère qu'elle fera beaucoup.

Votre nom a circulé pour l'attribution possible d'un ministère. Êtes-vous déçu de ne pas avoir été nommé ?
Non, il n'y a pas d'amertume. Lorsque l'on a une ville comme Lyon, cela permet d'être heureux et de s'investir pleinement dans le changement d'une grande agglomération qui n'est pas simplement regardée en France mais aussi dans le monde. Peut-être que le gouvernement se réserve pour l'avenir et aura des regrets par rapport à moi ! (rires).

Avez-vous été contacté par le Premier ministre ?
(Il sourit) Ça, ça reste entre le Premier ministre et moi !
 

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