Glissement de terrain à Nice : "On a cru à un tremblement de terre"

Glissement de terrain à Nice : "On a cru à un tremblement de terre"
FRANCE

FAIT DIVERS – Chemin du Vallon Monari, à Nice, la centaine d'habitants évacuée dans la nuit de dimanche à lundi de leur immeuble a pu regagner ses appartements. Certains ont l'interdiction d'occuper les pièces, toujours menacées par les chutes de pierre.

C'est une barre d'immeuble de neuf étages adossée à une falaise vertigineuse, entre Bellet et la Bornala. Dimanche soir, peu après 23 heures, alors qu' il pleuvait des cordes comme depuis près d'un mois , les habitants ont entendu un grondement. "C'était comme une explosion" raconte Baghadadi, qui habite au 3e étage. Ce quadragénaire croit à "un tremblement de terre" avant de découvrir la fenêtre de sa cuisine, sur la façade arrière de l'immeuble, recouverte de boue.

Des tonnes de terre et de pierres ont glissé la falaise, causant heureusement comme seul dégât l'arrachage du grillage de protection installé quatre ans plus tôt en prévision de ce type de phénomène. Prévoyant, Kahmmar, le voisin de palier de Baghadadi, avait posé une plaque de bois entre ses volets et sa fenêtre. "Je fais ça à chaque fois qu'il pleut, pour que la boue n'entre pas" assure le retraité, qui n'occupe plus cette chambre depuis des années par crainte, justement, d'un glissement de terrain.

Travaux de "protection" uniquement

La centaine d'occupants de l'immeuble ont été évacués un peu avant minuit. La plupart ont pu regagner leur logement deux heures plus tard, "le temps que le géologue regarde s'il n'y avait pas de risque", précise ce lundi matin le maire de Nice, en visite sur les lieux. Kahmmar et quelque uns de ses voisins ont passé la nuit à l'hôtel. Les dispositifs de "protection" de la falaise devraient être reconstitués prochainement pour assurer la sécurité des habitants de cet immeuble, propriété au bailleur social Côte d'Azur Habitat, mais pas de travaux de "consolidation" de la falaise à l'ordre du jour. Ils seraient "trois à quatre fois plus coûteux", selon le géologue appelé sur place.

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