Grand Littoral adopte l'ADN chimique contre les braqueurs

Grand Littoral adopte l'ADN chimique contre les braqueurs

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POLICE - Des braqueurs marqués par un produit traceur indélébile sur les vêtements et résistant jusqu’à 6 mois sur les cheveux. La galerie commerciale marseillaise Grand Littoral, plusieurs fois visées ces dernières années vient de s’équiper du dispositif. Présentation.

Les braqueurs garderont les stigmates de leur méfait. Déjà la cible de plusieurs braquages spectaculaires, le centre commercial Grand Littoral dans les quartiers Nord de Marseille se dote d’une arme de dissuasion et d’identification. Il s’agit d’un marqueur chimique aspergé à chaque sortie de la galerie. Inodore et incolore, ce produit révèle des marques jaunes en présence d’un faisceau UV.

"Ce traceur chimique indélébile est utile pour les enquêtes mais c’est surtout une arme de dissuasion redoutable : les commerces déjà équipés enregistrent une baisse de 90 % des attaques" relève de commissaire divisionnaire Georges Gaspérini. Le malfaiteur peut ainsi être confondu lors d’une enquête le ciblant comme dans le cadre d’un banal contrôle en sortie de boîte de nuit.

Comment ça marche ?

Le mystérieux marqueur chimique dispose d’un code unique. A la manière de l’ADN humain, le produit aspergé à chaque porte, de chaque magasin ou galerie commerciale a son propre code. "Notre entreprise travaille avec les forces de police et de gendarmerie pour donner l’origine du code chimique et donc situer le lieu du braquage" révèle Didier Cautin, le directeur France de smartwater.

L’argument de vente de cette société britannique est la durée de vie de son produit : 6 semaines sur la peau, 6 mois sur les cheveux, 5 ans sur les armes voire totalement indélébile sur les vêtements. A Grand Littoral ce dispositif rassure. Du haut de ses 2 mètres, Sidi n’est pas du genre à se laisser impressionner. C’est pourtant avec un soulagement non feint qu’il découvre l’installation.

100 000 euros d'investissement

Et pour cause, ce vendeur a été braqué ici, au lendemain de Noël. "Quatre hommes cagoulés et lourdement armés nous ont pris en otage le temps de vider la caisse. C’était vraiment traumatisant. Depuis l’attaque 2 sont déjà partis et d’autres envisagent de le faire", raconte le vendeur du magasin Footlocker, interrogé par metronews. Les clients croisés se disent également soulagés. Coût de l’opération : 100 000 euros.

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