Grande braderie de Nantes : y-a-t-il de bonnes affaires à faire ?

Grande braderie de Nantes : y-a-t-il de bonnes affaires à faire ?

DirectLCI
COMMERCE – Dès vendredi à l’intérieur des boutiques, et samedi dans les rues du centre, 1 200 commerçants, sédentaires ou non, déballent leurs produits, proposant démarques et déstockage. Le rendez-vous est devenu incontournable. Que peut-on y trouver ?

C'est reparti pour le grand événement commercial de l'année. Samedi, 1 200 commerçants vont déballer leurs stocks dans les rues de Nantes . Dès vendredi, les 400 boutiques du centre proposeront, à l'intérieur de leur établissement, les premières démarques. L'occasion de faire à coup sûr de belles affaires.

Chacun propose en effet son geste commercial. Colfax, vendeur de vêtement rue de la Marne fait un rabais de 10 % sur la nouvelle collection, et – 50 % sur une partie du stock ; Sud-Express, rue Orléans, liquide le reste de la collection d’hiver, de – 20 à 50 %. Rue de la Paix, l’épicerie fine Lemaître fait "de gros rabais sur des produits bien précis" : dragées déclassées "à prix dérisoire", boîtes de thés à 1 euro, chocolat en vrac. Plus loin, dans sa boutique de bijoux et de meubles Inspirations, Nathalie Deniau vendra "des sautoirs à 10 euros, des boucles d’oreilles à 4 euros, du petit mobilier à 50 euros." Et donne un conseil : "Les meilleures affaires se font tôt le matin. Premier arrivé, premier servi." Elle sera sur le pont vendredi et samedi, dès 8 heures du matin.

Des retombées différentes selon les boutiques

Si l’événement est intéressant pour les clients, l'est-il autant pour les commerces ? Les avis diffèrent. "Cela nous permet d’écouler de la marchandise non vendue lors des soldes et constituer de la trésorerie", indique Nathalie Deniau. Côté chiffre d’affaires, "ces deux jours peuvent représenter jusqu'à 4 à 5 jours de soldes" selon les commerces.

Mais pour d’autres, participer à la braderie est surtout une façon de "sauver les meubles" : "Ce n’est pas ma meilleure journée de l’année", constate une gérante. "Je sors des stands pour occuper la place, sinon ils sont pris par les commerçants itinérants. Les clients regardent et achètent un peu dehors, mais ne rentrent pas à l'intérieur."

"La braderie n’attire pas une clientèle de boutique, mais des passants, qui viennent chercher du très bas prix", explique la vendeuse d’une enseigne de vêtements. "Et à l'inverse, la foule énorme l'après-midi fait fuir une certaine clientèle du centre-ville, qui elle va dans les magasins." Plus généralement à Nantes, la commerçante estime "de plus en plus difficile de prévoir les comportements d'achats. Avant par exemple, il y avait des pics les samedis ou les mercredis. Aujourd'hui, il n'y a plus de règles, tout change d'une semaine sur l'autre". Et les causes sont diverses : "Les travaux sont finis et nous avons un beau centre. Mais la crise, la vente sur Internet, ou encore l’accès uniquement piétonnier font qu’il y a du passage dans les rues, mais pas dans les boutiques."

Sur le même sujet

Lire et commenter