Grenoble : L’Andra aurait été contactée pour évacuer les déchets, mais…

Grenoble : L’Andra aurait été contactée pour évacuer les déchets, mais…

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FOCUS. L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) affirme avoir été contactée par l’université Joseph-Fourier (UJF) pour l’évacuation de ses déchets radioactifs. Mais le processus serait toujours en cours.

Alors que l'université Joseph-Fourier (UJF)   est soupçonnée par un journal alternatif grenoblois d'avoir entreposé depuis plusieurs mois des déchets radioactifs dans une grotte de l'institut Dolomieu, située sur les flancs de la Bastille, Metronews a contacté l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) afin de faire le point sur les procédures d'évacuation des déchets nucléaires. 

"Nous avons reçu fin 2013 une demande de l’UFJ pour connaître nos procédures de prise en charge. Nous leur avons répondu et indiqué ce que nous attendions, à savoir l’envoi des caractéristiques physiques et radiologiques des déchets concernés (volume, débit de dose, poids, origine...). Depuis, nous sommes toujours en attente des éléments. Nous avions relancé l'université", précise Fabien Hubert, chef du service de collecte, de traitement et de conditionnement des déchets de l’Andra.

Un processus bien encadré

Pour que l’Andra prenne en charge les déchets, elle doit en effet être contactée par le propriétaire ou par une société de nettoyage spécialisée mandatée pour le compte de celui-ci. "Une fois que les caractéristiques des déchets sont connues, l’enlèvement des déchets intervient sous un délai d’un ou deux mois. On peut parfois demander un conditionnement particulier en fonction de leur débit de dose", décrit Fabien Hubert. Un chauffeur vient ensuite avec un camion spécialisé pour acheminer les matières jusqu’au site de stockage principal de l'Andra, dans l’Aube, "où elles seront ensuite entreposées de manière sécurisée ou bien incinérées, en fonction de leur niveau de radioactivité". 

Des objets anciens... mais dangereux

Chaque année, l’Andra collecte environ 80 tonnes de déchets d’origine non nucléaires. Chaque objet peut contenir plusieurs types de radioéléments ayant une durée de vie variable, pouvant aller de 35 à 300 ans… "Chez les particuliers, nous récupérons encore beaucoup d’objets anciens à base d’uranium ou de radium, comme des montres radioluminescentes, des crèmes de soin, des paratonnerres avec des sources radioactives ou des pastilles de radium qui servaient à enrichir l’eau… Parmi nos usagers, nous avons aussi fréquemment des universités, de par leurs activités de recherche qui génèrent des déchets radioactifs", ajoute Fabien Hubert.

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