Grève : Marseille mise à la diète de McDonald’s

FRANCE

SOCIAL – Depuis le 18 août dernier, les salariés de 3 restaurants McDonald’s de Marseille sont en grève pour protester contre le changement de propriétaire de l’établissement où ils travaillent. Un mouvement qui s’étend désormais à d’autres fast-foods de la ville.

Les amateurs du Big Mac vont rester sur leur faim. Depuis plus d’une semaine, les restaurants McDonald’s de la Porte d’Aix, de Sainte-Marthe et de Vitrolles sont fermés en raison d’un mouvement de grève entamé par les salariés. Le week-end dernier, d’autres fast-foods de Marseille ont suivi le mouvement avant de rouvrir leurs portes lundi soir.

Des actions coups de poing qui pourraient prendre de l’ampleur, avertit l’intersyndicale CGT-FO-Unsa. Elle tente d’“alerter l’opinion” sur la précarité des salariés à la suite du rachat de certains établissements fonctionnant sur le principe d’une franchise.

Dans ce système, McDonald’s détient la majorité des parts des recettes, le franchisé le reste. Problème, selon les salariés, le désengagement récent d’un des franchisés des fast-foods de la Porte d’Aix, de Sainte-Marthe et de Vitrolles leur laisse craindre une perte de leurs acquis sociaux.

McDonald’s tente l’apaisement

“Pour un contrat de vingt-sept heures, un salarié touche au maximum 800 euros, indique Houcine Ben Chiha, délégué CGT. Si, lors du rachat par un nouveau franchisé, on enlève la prime à la participation aux résultats, qui est de 500 euros par an, il ne reste plus grand-chose.” L’intersyndicale s’inquiète aussi de la perte du treizième mois ou encore de la mutuelle dans les autres restaurants.

“Le problème, poursuit Houcine Ben Chiha, c’est que chaque franchisé fonctionne différemment. Un McDonald’s peut avoir le treizième mois et celui d’à côté non, car ce n’est pas le même propriétaire. Pourtant, ils font le même Big Mac.” Une différence d’avantages “injuste”, dénonce le syndicaliste.

Raison pour laquelle les salariés grévistes tentent de mobiliser un maximum d’employés. Dans un communiqué, la direction de McDonald’s France s’est voulue rassurante en assurant que les avantages sociaux seraient préservés. Pas assez pour les salariés, qui demandent à rencontrer le directeur général.
 

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