Halloween ou faux clowns, les magasins de déguisements se frottent les mains

FRANCE

REPORTAGE – À la veille d’Halloween, ce vendredi 31 octobre, l’engouement sur Internet autour des clowns terrifiants se propage à Marseille dans les magasins de déguisement. A ce jour, aucun cas d’agression grave n’a été recensé, mais les forces de l’ordre mettent en garde les petits plaisantins.

En rupture de stock. À la veille d’Halloween, ce vendredi 31 octobre, l’engouement autour des clowns terrifiants se propage dans les magasins de déguisement de Marseille. "C’est bien simple, tous les masques que j’avais sont partis", constate Catherine, gérante de Viva Samba sur le cours Lieutaud dans le centre-ville. "Même si ce déguisement se vend bien chaque année, le phénomène des vidéos sur Internet y a contribué", estime-t-elle.

Une mode plutôt inquiétante car les agressions par des personnes grimées en clowns se sont multipliées . "Mais ceux qui ont acheté un déguisement n’avaient pas le profil de tueur en série", tempère Catherine, dressant le profil de clients âges de 15 à 25 ans. Ça tombe bien, Théo, dans cette tranche, se présente à la caisse avec un arsenal de maquillage. "Ah non moi, c’est pour faire le zombie, sourit le jeune homme, pas pour faire le clown !"

Poursuites judiciaires

"De toute façon, nous ne sommes pas là pour ficher les clients. On ne peut pas refuser un achat", argue Catherine. "On se doute quand même que certains ne vont pas à une soirée Halloween, souligne Alex, l’un des vendeurs. L’un d’eux parlait de mettre son masque et sa capuche sur la tête pour aller dans la rue". Pas de quoi rassurer les Marseillais, mais à ce jour, aucune agression n’a été recensée dans Marseille. Sur Facebook, le phénomène a toutefois bien pris. Les pages " Info Clown de Marseille " ou " Clowns tueurs à Marseille " ont été vus des dizaines de milliers de fois. "Si quelqu’un se déguise et menace les gens, il prend de gros risques si une patrouille passe", prévient un policier.

Sur sa page Facebook , la gendarmerie du Var tente aussi de canaliser le phénomène : "nous prévenons gentiment ces petits plaisantins aux blagues douteuses qu'ils encourent des poursuites judiciaires qui risquent de ne pas leur paraître drôles du tout". A bon entendeur.
 

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